Marcel Jousse

chercheur, anthropologue, pédagogue

Catégorie : Livres

« In search of coherence » : la première introduction en anglais sur l’ensemble de l’œuvre de Jousse

Edgard Sienaert a récemment publié son dernier ouvrage intitulé : « In Search of Coherence. Introducing Marcel Jousse’s anthropology of mimism. » (Pickwick Publications, Eugene, Oregon, USA, 2016) Il a eu l’honneur que Werner Kelber, enthousiasmé par le manuscrit, lui ait demandé d’en rédiger la préface.

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Marcel Jousse se dit méthodologiste, orienteur, poteau indicateur. Ce n’est pas lui, « En quête de cohérence », c’est lui nous montrant la voie vers une cohérence perdue : l’Homme séparé en corps et âme, l’Humanité divisée en un avant et après l’écriture, et Homme et Humanité à la poursuite d’un progrès technologique qui les sectionne de leur environnement. Jousse plaide pour une triple recomposition : un composé humain, s’exprimant comme un tout, et en échange permanent avec un cosmos qu’il prend en conscience et qu’il conscientise. Il faut une évolution, ni régressive ni progressive, mais une évolution en profondeur, reconnectant le nouveau et l’ancien – bref, une cohérence.

« In search of coherence » est la première introduction de l’ensemble de la pensée et de l’œuvre de Jousse en langue anglaise.

 

Quelques échos :

« Après « Au commencement était le mimisme », « In Search of Coherence » constitue une nouvelle synthèse splendide de la pensée et de l’enseignement de Marcel Jousse. La loi anthropologique du mimisme nous est présentée comme une théorie unifiant les sciences humaines et dont la recherche de plus de réel établit une cohérence éthique entre la parole humaine et l’action humaine, entre le dire et le faire humain. »
Gabriel Bourdin, Institut de recherches anthropologiques, Université autonome du Mexique.

« « In Search of Coherence » est une borne dans le panorama des études en culture et tradition orales. La profondeur scientifique et l’acribie impressive qui imprègnent son discours herméneutique font du travail d’Edgard Sienaert un indispensable instrument épistémologique, tant pour l’analyse de la contribution de Marcel Jousse aux études en oralité que pour l’enseignement universitaire au sens large. »
Francesco Perono Cacciafoco, Université Technologique Nanyang, École des humanités et des sciences sociales, Section de linguistique et études multilingues, Singapour.

« Les recherches de Marcel Jousse ont ouvert au vingtième siècle des voies modernes pour comprendre les puissances inhérentes à la performance orale. Edgard Sienaert est son traducteur le plus éloquent et son interprète le plus avisé. Ce nouveau livre nous rend un Jousse vivant et nous montre combien nous devenons le plus finement humain quand nous reconnaissons qu’un style est une vertu permanente et non éphémère, quand nous croyons en la cohérence du mouvement et de la métaphore, du corps et de l’esprit. Nous qui célébrons les humanités, avons un devoir de reconnaissance envers à la fois Marcel Jousse et Edgard Sienaert. »
J. Edward Chamberlin, Professeur émérite d’anglais et de littérature comparée de l’Université de Toronto, Canada. Auteur de The Banker and the Blackfoot: A Memoir of My Grandfather in Chinook Country

Quelques échos des ouvrages d’Edgard Sienaert

La pensée de Marcel Jousse fait son chemin dans différents milieux.

Témoignage reçu par Edgard Sienaert en janvier 2017 de la part d’un ingénieur travaillant dans l’industrie :

Vos livres (“Au commencement était le mimisme” et “In search of coherence”) m’ont accompagné pendant 2 ans dans ma mission de chef projet, sur un gros projet technique. J’ai eu l’occasion de faire plusieurs fois référence à Jousse pour orienter la méthode de travail des chercheurs et vis-à-vis des relations et du travail en équipe. Voici entre autres les quelques lignes que j’ai emprunté de votre livre et que j’ai partagé avec l’équipe :

N’est véritablement savant qu’un homme qui n’a pris qu’un petit coté du réel et qui le défonce autant qu’une vie d’homme peut le permettre.

Ce qui nous manque en temps ordinaire, c’est ce très rare mécanisme expressif qui permet d’épouser les sinuosités du réel tel qu’il est.

Il faut, comme disait St Paul, dépouiller le vieil homme et revêtir le nouveau. Or c’est extraordinairement difficile.

Le seul moyen de penser frais, c’est de penser en face des choses, et après seulement de nommer les choses par des termes qui ne seront pas contaminés par les anciennes erreurs de notre milieu ethnique.

Le génie, c’est celui qui observe les choses comme elles sont, qui se laisse informer par les choses comme elles sont, et qui les rejoue avec tout son être, donc avec tous ses gestes.

Quand vous vous trouvez en face de quelqu’un, je ne dis pas qu’il faut que vous vous compreniez à demi-mot, mais arriver à ce que vous vous compreniez sans mots.

Ne croyez pas que nous pensons de la même façon parce que nous avons employé les mêmes mots.

L’illusion que nous avons de nous comprendre doit se changer en prise de conscience que nous ne pouvons pas nous comprendre et donc qu’il faut que nous nous ajustions lentement, longuement, minutieusement.

Collaborer, c’est essayer de s’infléchir souplement, à avoir les mêmes compréhensions.

Restez vous, implacablement vous, formidablement vous – j’ajouterais nécessairement vous, vous ne pourrez jamais vous échapper de vous-même, mais faites « comme si ». (1)

A titre personnel et professionnel, Jousse m’a beaucoup appris et depuis un an j’ai commencé à utiliser le corps pour apprendre et pour travailler de nouveaux comportements utiles pour un chef projet et manager. Cela a été très efficace.

(…)  Votre travail sur Jousse inspire profondément d’autres personnes, dont moi, et que vos livres ont de mon point de vue un apport indiscutable par rapport aux ouvrages existants. Je dis même que sans vos ouvrages, je n’aurais pas compris Jousse. Car en plus d’être fidèle à la pensée de Jousse, vous avez su rendre cela accessible, facile à lire, avec un fil conducteur très bien construit.

Merci.

Dr. Ing. Pierre Février

(1) Citations tirées des cours de Marcel Jousse, rassemblées par Edgard Sienaert dans « Au commencement était le mimisme » (La Procure, Paris, 2014).

(English) Oral-Scribal Dimensions of Scripture, Piety, and Practice – Judaism, Christianity, Islam

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couverture

About the book

In April 2008 a conference was convened at Rice University that brought together experts in the three monotheistic religions of Judaism, Christianity, and Islam. The papers discussed at the conference are presented here, revised and updated. The thirteen contributions comprise the keynote address by John Miles Foley; three essays on Judaism and the Hebrew Bible; three on the New Testament; three on the Qur’an; and two summarizing pieces, by the Africanist Ruth Finnegan and the Islamicist William Graham respectively.
The central thesis of the book states that sacred Scripture was experienced by the three faiths less as a text contained between two covers and a literary genre, and far more as an oral phenomenon. In developing the performative, recitative aspects of the three religions, the authors directly or by implication challenge their distinctly textual identities. Instead of viewing the three faiths as quintessential religions of the book, these writers argue that the religions have been and continue to be appropriated not only as written but also very much as oral authorities, with the two media interpenetrating and mutually influencing each other in myriad ways.

Edited by Werner H Kelber, Paula A. Sanders.

Sortie du livre « The Ethnography of Rhythm: Orality and Its Technologies » de Haun Saussy

Haun Saussy est professeur de littérature comparée à l’Université de Chicago. Il s’intéresse à l’œuvre de Marcel Jousse de longue date.

Sur son blog, il dit ne pas avoir pu s’empêcher de rédiger un résumé de son livre en français !

L’ETHNOGRAPHIE DU RYTHME – Écriture, oralité, technologies

Introduction : Le poids d’une parole ailée

Le sujet de ce livre est la perturbation causée par la littérature orale. Ce qu’on entend par littérature orale ; comment on en rend compte (approche théorique, approche ostensive) — insuffisamment. La nécessité d’une histoire du concept, car ni l’oralité ni l’écriture n’existent en tant que telles : définitions en miroir et par défaut. Jules César et les druides, Flavius Josèphe et les aèdes. Les Anciens vs. les Modernes, et Homère, auteur de “chansons du Pont-Neuf”. Vico, Ossian, Wolf, les folkloristes du XIXe siècle. Quand a-t-on pensé pour la première fois que les textes oraux avaient une structure spécifique ?

La suite :  http://printculture.com/version-francaise/

Présentation  en anglais
http://fordhampress.com/index.php/the-ethnography-of-rhythm-paperback.html

Table des matières en français
https://www.academia.edu/14492658/The_Ethnography_of_Rhythm_–_table_of_contents

Un nouvel ouvrage sur l’oralité publié au Canada

‘Or Words to That Effect – Orality and the writing of literary history’, recueil d’essais sur l’oralité, édité par Daniel F. Chamberlain et J. Edward Chamberlin de l’University of Toronto, inclut un article d’Edgard Sienaert :

‘Levelling the Orality-Literacy Playing Field: Marcel Jousse’s Laboratory of Awareness and the Oral-Literary Continuum.’ – Mettre sur un pied d’égalité l’oral et l’écrit : le laboratoire de prise de conscience de Marcel Jousse et le continuum entre les pôles oral et écrit.

Présentation en anglais
http://www.academia.edu/21050246/Or_Words_to_That_Effect._Orality_and_the_writing_of_literary_history._Edited_by_Daniel_F._Chamberlain_and_J._Edward_Chamberlin

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