chercheur, anthropologue, pédagogue

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(Français) 11 novembre 2018 : Rencontre annuelle de l’Association

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Dimanche 11 novembre / 92 bis Bd du Montparnasse – 75014 Paris

Au programme

– de 9h30 à 12h30 : Assemblée Générale

Le Bureau propose d’exprimer notre gratitude à des membres ayant contribué pendant de longues années à la vie de l’association en leur accordant la qualité de “membre d’honneur” prévue par les statuts.

Après la présentation et le vote des rapports annuels, nous partagerons sur les perspectives d’action future à travers :

  • la mise en place d’une organisation plus participative pour les membres,
  • et le renouvellement des membres du Bureau pour un mandat de 3 ans.

Une diversité des talents est nécessaire pour faire avancer l’association. Dans le respect des limites de chacun(e), collaborons les uns avec les autres, alors beaucoup de choses deviendront possibles…

Par exemple :

  • créer des outils de vulgarisation de l’anthropologie de Jousse pour des publics particuliers, par exemple les parents ;
  • lancer et animer un réseau social privé pour favoriser les liens entre les membres de l’association tout au long de l’année, par delà les distances ;
  • créer et alimenter un carnet des recherches contemporaines en anthropologie du geste et du rythme sur la plateforme Hypothèses

Écrivez-nous si vous souhaitez plus d’informations et pourquoi pas proposer votre contribution !

Envie de participer ?

– Repas

Sur inscription préalable, il sera possible d’avoir un repas sur place, pour 10 € par personne. Pour vous inscrire, merci de contacter Élisabeth d’Eudeville

  • par mèl : elisabeth.deudeville*[arobase]*gmail.com
  • ou par courrier, avec votre chèque à l’ordre de l’Association Marcel Jousse : E. d’Eudeville, 108 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris

Il est aussi possible d’apporter son pique-nique ou encore d’aller manger dans le quartier.

– de 14h à 17h30 : Forum

En quoi la pensée de Jousse nous est-elle nécessaire aujourd’hui ?

Le monde a bien changé depuis 50 ans, lors de la création par Gabrielle Baron de l’association. Pour le Bureau de l’association, la pensée de Jousse n’est pas à conserver dans un musée pour le plaisir de quelques amateurs. Mais qu’avons-nous à dire à nos contemporains sur ce que cette pensée peut leur apporter en réponse aux défis de la vie actuelle ? Nous souhaitons centrer les échanges autour de ce questionnement important pour faire émerger une vision d’avenir commune. Des temps en petit groupe favoriseront l’expression de tous.

La méthode : inspirons-nous des pratiques de “classe inversée”.
L’idée est de profiter du temps ensemble pour dialoguer et se rencontrer, plutôt que d’écouter simplement quelques personnes parler (et d’en oublier 90 %…). Par conséquent, les personnes qui souhaitent avoir le temps pour transmettre leurs richesses sous une forme “professorale” sont invitées :

  • soit à écrire un texte qui sera diffusé aux participants avant / après la rencontre, et à se rendre disponible pour un temps de discussion ouverte sur le sujet ;
  • soit à prendre contact avec Thomas pour une interview audio ou vidéo, à distance. Ce contenu pourra, au choix, être rendu accessible publiquement (You Tube) ou bien avec un accès réservé pour les membres et sympathisants de l’association.

Une première vidéo sur You Tube

Une contribution de Pierre Perrier à propos de l’actualité de la pensée de Jousse dans le contexte de l’anthropologie ; de l’histoire culturelle et religieuse ; de la pédagogie (14 pages).

Et deux textes de Clara-Elisabeth Vasseur :

 

(Français) Le changement humain, un geste après l’autre – Pierre Février

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A l’invitation de l’Association Marcel Jousse, Pierre Février propose un atelier samedi 10 novembre 2018 à Paris.

Docteur en sciences, ingénieur chez Michelin, il est tombé sur l’ouvrage d’Edgard Sienaert “Au commencement était le mimisme” et cela a été pour lui une révélation (lire son témoignage publié sur le site). Ses recherches originales dans le domaine de la formation professionnelle et du développement personnel nous ont donné envie de l’inviter. Il nous fera expérimenter un processus issu de techniques théâtrales pour concrétiser nos intentions dans de nouvelles manières d’être et de faire.

L’atelier

Qui aurait l’idée d’offrir aux enfants pour Noël un livre pour leur apprendre à faire du vélo ? Alors que le fonctionnement d’une bicyclette suppose la maîtrise de phénomènes physiques complexes, on trouve tout naturel de l’apprendre avec son corps.

Mais lorsqu’un adulte veut apprendre comment être plus heureux dans sa vie, il achète des livres de développement personnel… Le constat que j’ai pu faire est que la lecture, même approfondie, de tels livres n’a pas eu beaucoup d’effet sur moi et sur mes comportements. De même, j’ai appris à être manager mais avec du recul c’est surtout en observant les autres manager et en me frottant au réel que j’ai appris à manager. Ce qui m’a conduit à explorer d’autres voies et sur ce chemin l’apport de l’anthropologie du Geste de Marcel Jousse a été déterminant.

Par des jeux corporels, nous ferons l’expérience de ses principes fondamentaux. Puis nous expérimenterons un processus pour l’incorporation de savoir-être, basé sur des techniques théâtrales. Le thème proposé pour l’atelier est celui du pardon.

Infos pratiques

Lieu :   92 bis Bd du Montparnasse – 75014 Paris

Repas possible sur place à partir de 12h avec d’autres participants, sur inscription préalable, pour 10 € par personne.

Pour vous inscrire, merci de contacter Élisabeth d’Eudeville

  • par mèl : elisabeth.deudeville*[arobase]*gmail.com
  • ou par courrier, avec votre chèque à l’ordre de l’Association Marcel Jousse, E. d’Eudeville, 108 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris

Il est aussi possible d’apporter son pique-nique.

Atelier :  de 14h à 18h, ouvert à tous. Merci de vous inscrire par le formulaire ci-dessous afin de faciliter l’organisation.

Participation :

  • participation libre aux frais d’organisation
  • gratuit pour les adhérents de l’association

    Afin de faciliter l'organisation, nous vous remercions de vous pré-inscrire à l'aide du formulaire ci-dessous.

    Vos coordonnées resteront confidentielles.

    Pierre Février

    J’ai un diplôme d’ingénieur et un doctorat dans la spécialité dynamique des fluides. Après un post-doctorat aux États-Unis, j’ai rejoint le groupe Michelin en Recherche et Développement. J’ai travaillé pendant 9 ans dans le domaine de la recherche sur les problématiques d’adhérences, de sécurité routière et de comportement des véhicules, en tant que chercheur puis manager d’équipe. Puis j’ai été chef projet et manager pendant 7 ans dans la conception des pneumatiques tourisme. Depuis 2018, je travaille dans le service ressources humaines.

    En parallèle, j’ai une pratique régulière du théâtre en tant qu’amateur dans une troupe depuis 15 ans.

    L’article :

    Les participants recevront sous forme d’une brochure un très bel article de 22 pages dans lequel Pierre Février présente ses recherches. Ainsi, nous pourrons consacrer l’essentiel du temps à l’expérimentation et aux échanges… suivant l’invitation de Marcel Jousse à nous plonger dans des “laboratoires de prise de conscience”.

    Résumé

    Lorsqu’il s’agit de se développer et d’acquérir de nouveaux savoir-faire ou savoir être, que ce soit à titre personnel ou professionnel, nous avons habituellement recours au savoir : livres en développement personnel, formations en entreprise, sont principalement basés sur des approches discursives. Mais plus l’individu pousse l’abstraction, plus il développe la connaissance intellectuelle et moins il est capable de mettre cet enseignement en geste. On retrouve là une des problématiques des comédiens qui veulent travailler un personnage : plus vous poussez la connaissance intellectuelle d’un personnage, moins vous avez de facilité à le jouer (M. Chekhov). Il nous faut donc changer de paradigme : l’acte doit précéder la pensée, et une habitude doit précéder la capacité de susciter la pensée à volonté (Dewey). Il s’agit d’opérer une inversion par rapport à la psychologie ordinaire d’une pensée qui dirigerait le geste. C’est parce que l’on a incorporé les gestes en nous, que nous pouvons les convoquer par la pensée. Et c’est parce que ces gestes sont devenus de nouvelles habitudes qu’ils peuvent être convoqués à volonté.

    Devenir un homme libre, cela pourrait vouloir dire être dans la conduite et la conscience de ses gestes sans entrave extérieure, ni intérieure. La vraie liberté de la volonté implique de dégager celle-ci des attaches qui lient la spontanéité à l’habitude irréfléchie, de façon à pouvoir accomplir avec son corps les actions que l’on veut vraiment faire. Cette liberté n’est pas un don inné mais une compétence acquise (Dewey [1]). Pour qu’il y ait changement dans nos comportements, nous postulerons qu’il faut que ce changement se fasse dans le champ des habitudes. Comme le propose Alexander [1], il s’agit de remplacer les habitudes ‘inefficaces’ et ‘inintelligentes’ par de nouvelles habitudes positives ‘intelligentes’ et qui demeurent en permanence accessibles à un contrôle conscient. Ce travail est au cœur de la formule de Marcel Jousse : Il ne faut pas que le formulisme nous domine, il faut que nous utilisions le formulisme [2].

    En puisant dans l’Anthropologie du Geste de Marcel Jousse et en faisant un parallèle avec les pratiques des comédiens, cet article vise à identifier des idées forces pour orienter un travail de recherche sur la reconstruction des gestes et des habitudes. Une des propositions est qu’il y a une gestualité de la cognition [3], un lien étroit entre la vie intérieure et l’expression extérieure, ce qui nous donne en perspective la possibilité d’étendre les « techniques du corps » aux techniques « corps-esprit » [4]. A l’instar des comédiens, nous pourrions travailler nos gestes de « l’extérieur » vers « l’intérieur », c’est-à-dire travailler des gestes propositionnels de manière ample pour façonner notre vie intérieure et les répéter jusqu’à former de nouvelles habitudes.

    Quelques références :

    [1] Shusterman Richard. Conscience du corps. Pour une soma-esthétique, 2007

    [2] Sienaert Edgard. Au commencement était le mimisme. Essai de lecture globale des cours de Marcel Jousse. Association Marcel Jousse, 2014

    [3] Olivier G. La cognition gestuelle. Ou de l’écho à l’égo. Presses universitaires de Grenoble, 2012

    [4] Candau Joël, Gaucher Charles, Halloy Arnaud. “Geste et culture : état des lieux”. Anthropologie et sociétés, vol 36, N°3, 2012

    (Français) En quoi la pensée de Jousse nous est-elle nécessaire aujourd’hui ?

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    Muriel Roland a proposé que cette question serve de fil rouge pour les 50 ans de l’Association Marcel Jousse. A notre demande, elle s’est lancée pour offrir une première contribution sur cette question.

    Nous souhaitons faire redécouvrir la pensée anthropologique de Jousse dans toute sa richesse, et mettre en lumière comment elle reste une puissante source d’inspiration pour de nombreuses personnes dans des domaines de pratique et de réflexion très variés.

    L’intention est de susciter la curiosité, le questionnement, et le dialogue.

    Vous pouvez vous abonner à notre chaîne You Tube, y partager vos commentaires (avec un compte utilisateur, à créer avec l’adresse courriel de votre choix).

    Vous souhaitez vous aussi être interviewé(e) ? (c’est possible à distance, via un ordinateur équipé d’une webcam)

    N’hésitez pas à prendre contact avec Thomas !

    Ressources complémentaires :

     

    (Français) Rencontre annuelle de l’association les 11 et 12 novembre 2017

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    L’association Marcel Jousse vous propose cette année :

    Samedi 11 novembre

    de 14h à 17h – une conférence-atelier de mime avec Muriel Roland : “L’Ostention de l’intention dans le geste”

    Muriel Roland est comédienne et metteuse en scène, formée à l’école de mimodrame Marcel Marceau. Elle travaille dans le cadre de la compagnie SourouS. Elle mène également un travail de recherche dans le cadre d’un doctorat en études théâtrales à l’université Paris 8.

    Dimanche 12 novembre

    – de 9h30 à 11h30 : Assemblée Générale de l’association

    Vous pouvez adhérer à l’association.

    – de 11h30 à 12h30 : “Le cinéma comme geste. La perspective joussienne sur l’image en mouvement”
    par Barbara Grespi

    Maître de conférences en études cinématographiques et visuelles à l’Université de Bergame, Italie, elle appartient à “Punctum”, un centre de recherche consacré à l’étude de la culture visuelle. Elle a écrit sur le thème du geste entre cinéma et photographie, sur le rapport entre cinéma et mémoire et sur les théories du montage. Elle appartient depuis 2007 au comité de sélection du Festival du film de Turin.

    – de 14h à 17h : Diverses interventions des membres, échanges

    Si vous souhaitez avoir un temps dans l’après-midi, merci d’envoyer un message avec le sujet et le temps souhaité, à :
    association /arobase/ marceljousse.com

    Jousse Philosophe, Dialogue avec Bergson, enjeux d’une thèse en histoire de la philosophie – par Clara Vasseur

    Lieu : 92 bis Bd du Montparnasse – 75014 Paris

    (Français) Retour en vidéo sur Geste’Stations (2016)

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    Geste’Stations – Les saisons du geste en scène – Opus 1
    Journée d’étude autour de Marcel Jousse en compagnie d’Edgard Sienaert :
    Rejouer les gestes de l’Univers

    Edgard Sienaert entouré d’une vingtaine d’artistes-chercheurs qui ont proposé de multiples échos, au travers de courtes performances artistiques, démonstrations, mini-ateliers, chansons…

    Cette journée du 28 mai 2016 a été filmée et un montage a été réalisé en deux vidéos :

    • la première rassemble des extraits des interventions artistiques et pédagogiques (durée 1h08)
    • la seconde rassemble les communications d’Edgard Sienaert faites tout au long de la journée, ponctuées d’extraits de cours de Marcel Jousse lus par Gérard Rouzier  (durée 55 minutes)

    C’est là : http://www-artweb.univ-paris8.fr/?Geste-Stations-Les-saisons-du

    Les  intervenantes et intervenants :

    Jean-Michel Daganaud, comédien, metteur en scène, professeur de placement du corps et de la voix
    Lina Do Carmo, chorégraphe, danseuse-mime, doctorante
    Régine Géraud, mime, comédienne, coach, performer
    Marcos Malavia, acteur, metteur en scène
    Géraldine Moreau, mime, médiatrice culturelle
    Frédéric Pagès, chanteur, comédien, pédagogue
    Marie Potapushkina-Delfosse, professeure des écoles, docteure en sciences du langage
    Muriel Roland, actrice, metteuse en scène, doctorante
    Gérard Rouzier, comédien
    Elena Serra, pédagogue, metteuse en scène et comédienne
    Laurence de Sève, chanteuse
    David Sire, chanteur
    Érico José Souza de Oliveira, metteur en scène, chercheur
    Alain d’Ursel, kinésithérapeute
    Nadia Vadori-Gauthier, artiste de performance, praticienne somatique, docteure en esthétique, EDESTA, EA 1573, Paris 8
    Clara-Elisabeth Vasseur, philosophe
    Olivier Viaud, danseur
    Claire Willemann, plasticienne

    Suite à cette journée, Edgard Sienaert a publié un article intitulé “Le geste doit précéder la parole. De l’anthropologie du mimisme de Marcel Jousse” dans la revue Degrés (Bruxelles). Il s’agit du n°171-172, automne-hiver 2017 de cette revue de sémiologie, sur le thème “L’interdisciplinarité entre recherche et création”.

    On y trouve aussi un article de Nadia Vadori-Gauthier . A découvrir, la présentation de son projet “Une minute de danse par jour” sur You Tube et sur son propre site.

    Merci à Muriel Roland (Compagnie SourouS / Université Paris 8) d’avoir initié et coordonné ce projet jusqu’à cette belle restitution.

    (Français) 2 pièces de théâtre à découvrir dimanche 12 mars à Ivry

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    Vivant dans un monde où l’expérience, l’art, la recherche scientifique se sont isolés les uns des autres, les décisions des politiques urbaines, sociales, culturelles, écologiques, de santé sont prises par des experts, des professionnels de façon détachée de l’expérience vécue de ceux qui sont les « bénéficiaires » de leurs programmes. C’est ainsi que de nombreux dispositifs, pourtant pleins de bonnes intentions, s’avèrent souvent contre-productifs, voir néfastes pour leurs “bénéficiaires”.  Il nous paraît fondamental que les acteurs, c’est-à-dire les personnes ayant l’expérience de ce qu’elles vivent, participent non pas seulement au choix entre plusieurs solutions proposées clefs en main par des spécialistes (comme c’est souvent le cas dans les événements dits “participatifs”), mais soient reconnues dans la légitimité de leurs savoirs, et contribuent aux recherches, à la production des savoirs au côté des chercheurs, afin que soit intégrée leur expérience, vécue dans leur corps, pour en finir avec cette séparation redoutable de la science et de l’expérience pointé par le biologiste Francisco Varela.

    La création théâtrale, comme activateur du surgissement d’ une foule de savoirs co-produits, opérant des transformations dans les participants comme dans les artistes, nous semble le lieu idéal de ce laboratoire collaboratif, d’abord parce qu’elle pense par le GESTE, dans le tissage des relations à l’autre qui nous transforment nous-même, agissant sur les savoirs produits comme  sur les esthétiques des artistes. Car peut-on faire société, communauté, collectif, sans faire corps social partageant l’expérience corporelle du geste singulier devenant commun, et du geste commun devenant singulier?

    C’est pourquoi, selon l’éclatante révélation de l’enseignement de Marcel Jousse qu’il n’existe de pensée (efficiente, profonde, transformatrice) QUE gestuelle, nous avons toujours mis au cœur de notre travail, d’artistes-chercheurs à la Compagnie SourouS, ce “faire-théâtre” avec les non-professionnels, dans la proximité des vécus, dans les quartiers, les hôpitaux, les lieux de vie du quotidien, pour rompre avec cette algébrose de la science sociale et de l’action artistique surplombantes.

    Les deux spectacles que nous jouons le dimanche 12 Mars 2017 au Théâtre El Duende à Ivry témoignent de ce travail.

    Venez nombreux !!

    Muriel Roland  –  Cie SourouS

    Flyer 12 MARS(2-BR) SaxifragesFlyer 12 MARS (BR)

    (Français) “In search of coherence” : la première introduction en anglais sur l’ensemble de l’œuvre de Jousse

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    Edgard Sienaert a récemment publié son dernier ouvrage intitulé : “In Search of Coherence. Introducing Marcel Jousse’s anthropology of mimism.” (Pickwick Publications, Eugene, Oregon, USA, 2016) Il a eu l’honneur que Werner Kelber, enthousiasmé par le manuscrit, lui ait demandé d’en rédiger la préface.

    9781498297967

    Marcel Jousse se dit méthodologiste, orienteur, poteau indicateur. Ce n’est pas lui, « En quête de cohérence », c’est lui nous montrant la voie vers une cohérence perdue : l’Homme séparé en corps et âme, l’Humanité divisée en un avant et après l’écriture, et Homme et Humanité à la poursuite d’un progrès technologique qui les sectionne de leur environnement. Jousse plaide pour une triple recomposition : un composé humain, s’exprimant comme un tout, et en échange permanent avec un cosmos qu’il prend en conscience et qu’il conscientise. Il faut une évolution, ni régressive ni progressive, mais une évolution en profondeur, reconnectant le nouveau et l’ancien – bref, une cohérence.

    « In search of coherence » est la première introduction de l’ensemble de la pensée et de l’œuvre de Jousse en langue anglaise.

    Traduction de la 4ème de couverture :

    « L’œuvre de Marcel Jousse sur l’anthropologie du mimisme est un plaidoyer pour un changement radical de civilisation. Dans nos sociétés contemporaines, nous avons décomposé l’être humain entre, d’une part, l’esprit, l’intelligence et l’âme, et d’autre part, le corps, ce qui fait de l’homme un conquérant du monde dans lequel il vit. Jousse plaide, au contraire, pour un réexamen complet du “composé humain”, tant à l’intérieur de chaque personne que dans la relation de l’être humain avec le  cosmos, que d’une certaine manière il “incorpore” et “rejoue” sans le savoir. Jousse préconise une évolution en profondeur de notre approche de ce qu’est l’être humain, une approche qui ne soit ni régressive ni progressive, mais qui rétablisse le lien entre l’ancien et le nouveau, le cosmos et la parole humaine ».

    Quelques échos :

    « Après « Au commencement était le mimisme », « In Search of Coherence » constitue une nouvelle synthèse splendide de la pensée et de l’enseignement de Marcel Jousse. La loi anthropologique du mimisme nous est présentée comme une théorie unifiant les sciences humaines et dont la recherche de plus de réel établit une cohérence éthique entre la parole humaine et l’action humaine, entre le dire et le faire humain. »
    Gabriel Bourdin, Institut de recherches anthropologiques, Université autonome du Mexique.

    « « In Search of Coherence » est une borne dans le panorama des études en culture et tradition orales. La profondeur scientifique et l’acribie impressive qui imprègnent son discours herméneutique font du travail d’Edgard Sienaert un indispensable instrument épistémologique, tant pour l’analyse de la contribution de Marcel Jousse aux études en oralité que pour l’enseignement universitaire au sens large. »
    Francesco Perono Cacciafoco, Université Technologique Nanyang, École des humanités et des sciences sociales, Section de linguistique et études multilingues, Singapour.

    « Les recherches de Marcel Jousse ont ouvert au vingtième siècle des voies modernes pour comprendre les puissances inhérentes à la performance orale. Edgard Sienaert est son traducteur le plus éloquent et son interprète le plus avisé. Ce nouveau livre nous rend un Jousse vivant et nous montre combien nous devenons le plus finement humain quand nous reconnaissons qu’un style est une vertu permanente et non éphémère, quand nous croyons en la cohérence du mouvement et de la métaphore, du corps et de l’esprit. Nous qui célébrons les humanités, avons un devoir de reconnaissance envers à la fois Marcel Jousse et Edgard Sienaert. »
    J. Edward Chamberlin, Professeur émérite d’anglais et de littérature comparée de l’Université de Toronto, Canada. Auteur de The Banker and the Blackfoot: A Memoir of My Grandfather in Chinook Country

    Oral-Scribal Dimensions of Scripture, Piety, and Practice – Judaism, Christianity, Islam

    couverture

    About the book

    In April 2008 a conference was convened at Rice University that brought together experts in the three monotheistic religions of Judaism, Christianity, and Islam. The papers discussed at the conference are presented here, revised and updated. The thirteen contributions comprise the keynote address by John Miles Foley; three essays on Judaism and the Hebrew Bible; three on the New Testament; three on the Qur’an; and two summarizing pieces, by the Africanist Ruth Finnegan and the Islamicist William Graham respectively.
    The central thesis of the book states that sacred Scripture was experienced by the three faiths less as a text contained between two covers and a literary genre, and far more as an oral phenomenon. In developing the performative, recitative aspects of the three religions, the authors directly or by implication challenge their distinctly textual identities. Instead of viewing the three faiths as quintessential religions of the book, these writers argue that the religions have been and continue to be appropriated not only as written but also very much as oral authorities, with the two media interpenetrating and mutually influencing each other in myriad ways.

    Edited by Werner H Kelber, Paula A. Sanders.

    (Français) Éléments d’anthropologie biblique – Bertran Chaudet

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    M. Bertran Chaudet, diacre permanent, kinésithérapeute, est impliqué dans un service du Diocèse de l’Église Catholique du Mans (Sarthe) consacré aux “Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires”. Dans ce cadre, il donne 2 conférences en octobre et novembre 2016, en référence aux travaux du Professeur Marcel Jousse.

    Le Père Marcel Jousse (1886-1961), jésuite originaire de la Sarthe, a donné les clés d’une anthropologie biblique en partant de l’observation de peuples ayant conservé une tradition de transmission orale. Cette anthropologie donne des repères fondamentaux pour une prise en compte globale de notre humanité, sans nous enfermer dans des systèmes clos énergétiques ou ésotériques que l’on retrouve dans les nouvelles thérapies et méthodes de développement personnel.

    > écouter la conférence du 19 octobre  (1h10)
    réponses à des questions (55 mn)

    > écouter la conférence du 16 novembre (suite de la précédente)

    (Français) L’oralité des milieux créoles à la lumière des travaux de Marcel Jousse

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    C’est le sujet de l’intervention de Daniella POLICE-MICHEL, University of Mauritius, faite le 3 novembre 2016 lors du XVème Colloque International des Etudes Créoles.

    « Pourquoi étudier les langues, cultures et sociétés créoles aujourd’hui ? »
    Baie Mahault, 31 octobre 2016, 1er, 2, 3 & 4 novembre 2016

    Voici le résumé de cette intervention :

    Alors que les efforts d’instrumentalisation des langues créoles se multiplient au niveau de l’écrit pour que ces langues prennent leur place en milieux institutionnels, se pose la question des moyens disponibles pour assurer la valorisation de leur oralité ; ce, si l’on veut éviter que les pratiques de ces langues se retrouvent prises dans un paradigme qui confère aux pratiques écrites un statut supérieur aux pratiques orales.
    Si la dynamique des langues créoles est sans doute à mettre sur le compte de leur oralité culturelle, cette oralité se prête difficilement aux méthodes d’analyse linguistiques qui ramènent le plus souvent l’objet d’étude à des séquences de formes linguistiques (orales ou écrites).
    Or dans le domaine de l’oralité, les formes linguistiques ne sont que des indices du sens véhiculé pour l’essentiel par la parole gestuelle et le contexte (Sperber, 2000) ainsi que par la parole musicale dans une plus forme élaborée.
    Nous nous proposons lors de cette communication de présenter quelques aspects fondamentaux de l’anthropologie du geste de Marcel Jousse, dont l’essentiel des travaux repose sur son expérience de l’oralité paysanne de son enfance et de sa jeunesse, celle des Amérindiens qu’il a fréquentés et celle des enfants qu’il a observés. (Jousse, 1969 ; Lapaire, 2014)
    À cet effet, nous nous appuierons sur une analyse du séga mauricien selon l’approche de Marcel Jousse. Celle-ci révèle cette pratique musicale créole comme une parole tri-modale, un lieu de construction et de transmission de connaissance, le lieu d’émergence d’un embryon de culture, d’un nouvel anthropos (Police-Michel, 2006).
    Cette pratique de l’oralité prise comme exemple, sera ensuite confrontée au contexte d’une institution telle que l’école afin de faire ressortir à quel point le nouvel anthropos se retrouve dans l’obligation de renoncer aux dimensions de son oralité pour conquérir les institutions d’état.
    Nous entendons ainsi soulever la question des moyens à mettre en place pour que la promotion des langues créoles dans les institutions, en particulier dans l’institution scolaire, ne soit pas synonyme de délaissement ou de dévalorisation de leur oralité. Cette question conduit à remettre en cause les systèmes d’éducation fondés sur l’écriture (Terrail, 2009).

    Bibliographie sommaire

    • Calvet, L.-J. (1984). La tradition orale . Paris: PUF.
    • Jousse, M. (1969). L’Anthropologie du geste. Paris: Les Éditions Resma, 1969, 395 pp. Édition numérique réalisée par Marcelle Bergeron, coll. Les classiques des sciences sociales. Université du Québec à Chicoutimi. http://dx.doi.org/doi:10.1522/030181269
    • Sur les pas de Marcel Jousse – La mémoire, le geste et le vivant. Film documentaire réalisé par J-C. Cheyssial et produit par J.-R. Lepaire. Une co-production: Université Bordeaux Montaigne & Association Marcel Jousse. Septembre 2014. https://www.youtube.com/watch?v=_J063QlYcUU
    • Police-Michel, D. (2006). “Le séga traditionnel mauricien : lieu de naissance d’un nouvel anthropos”, In Revue Études Océan Indien. No 37.
    • TERRAIL Jean-Pierre. (2009) De l’oralité. Essai sur l’égalité des intelligences. Paris : La Dispute/Snédit, 286 p.
    • Sperber, D. (2000). « La communication et le sens ». Dans Yves Michaud (éd.) Qu’est-ce que l’humain? Université de tous les savoirs, volume 2. Paris: Odile Jacob. Pp. 119-128

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