chercheur, anthropologue, pédagogue

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(Français) L’anthropologie du geste se fait connaître en Espagne et en Amérique latine

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Francisco Garcia a présenté lors des dernières rencontres de l’Association Marcel Jousse en novembre 2021, les dernières initiatives de diffusion de la pensée de Jousse dans le monde hispanophone. Nous mettons ici à jour son texte avec des actualités plus récentes.

Activités réalisées en espagnol au cours des années 2020 et 2021

Il faut tout d’abord souligner la promotion de la pensée de Marcel Jousse faite par le professeur Gabriel Bourdin. Je n’en citerai que deux :

  • Deux séminaires à l’UNAM

Le professeur Gabriel Bourdin, en tant qu’enseignant d’anthropologie à l’UNAM (Université Nationale Autonome du Mexique), et lié à l’Institut de Recherches Anthropologiques de la même Université, a dirigé cette année deux séminaires d’Anthropologie.

Le premier s’est tenu de mars à mai 2021 où il a traité la question : La vie des gestes dans la vie quotidienne. Éléments d’anthropologie joussienne. Cette étude a été poursuivie lors du second séminaire de septembre à novembre 2021. Ces deux séminaires étaient en sessions virtuelles de 4 heures hebdomadaires (le vendredi).

  • Inauguration d’un réseau social Marcel Jousse

En août 2021 a été inauguré un réseau social hispanophone intitulé «Red Marcel Jousse», sur la plateforme Whaller. Avec cette initiative et grâce à la coordination conjointe de Thomas Marshall et de Gabriel Bourdin, l’information et la proximité des personnes intéressées par l’anthropologie du geste de Marcel Jousse en Amérique latine, en Espagne et en France deviennent plus étroites.

Tant les séminaires de l’UNAM que le réseau social ont mis en contact des personnes venant du Mexique, d’Argentine, de Bolivie, de Colombie, du Brésil, du Chili, d’Uruguay et d’Espagne, entre autres.

  • Dr. Francisco Moya et des médecins chrétiens

À la fin de l’année 2020, le Dr. Francisco Moya, médecin espagnol spécialiste en radiographie, a publié sur sa chaîne YouTube une conférence intitulée : « Neuf thèses de la pensée de Marcel Jousse dans son Anthropologie du geste » (ici traduite en français), qui s’avère être une bonne synthèse en espagnol, et qui compte à ce jour plus de 2600 visites. Francisco Moya est le fondateur de la palingénésie (qui signifie « renaître »). La Palingénésie de la Personne est une nouvelle méthode, inspirée du philosophe espagnol Leonardo Polo, qui vise la guérison de la personne par la pleine conscience de son passé. Il a également trouvé des points d’ancrage important dans l’Anthropologie du Geste de Marcel Jousse. Autour du docteur Moya se retrouvent des chercheurs d’origine espagnole, latino-américaine et européenne qui s’intéressent à cette méthode. Certains d’entre eux ont suivi une formation sur l’Anthropologie du Geste et sur les travaux de Pierre Perrier, donnée par le professeur Francisco José López à Almodóvar del Campo (Ciudad Real). Ils préconisent un chemin de guérison par la voie du geste. Ils prévoient de se réunir plus souvent à l’avenir.

Publications en espagnol

En 2020, deux publications importantes ont été éditées en espagnol.

« La Jungla Antropológica. Una introducción a la antropología del gesto y el mimismo de Marcel Jousse » écrite par Gabriel Bourdin et publiée par l’Institut de Recherches Anthropologiques de l’Université National Autonome de Mexique (UNAM).
Ce livre peut désormais être commandé en ligne.

En voici la présentation par l’auteur en 4ème de couverture :

Pour les lecteurs hispanophones, l’anthropologie de Jousse est inconnue. Les auteurs qui ont inclus des références à Jousse dans notre langue se comptent «sur les doigts d’une main», pour reprendre la figure gestuelle de la numérotation «primordiale», qui plaisait beaucoup à notre auteur. Le présent travail vise à soumettre à la considération du lecteur hispanophone et surtout du chercheur en sciences humaines une nouvelle approche méthodologique, dotée d’un énorme potentiel. En guise d’objectif intermédiaire, l’auteur tente des applications possibles de la création joussienne au vaste horizon des traditions de style oral originaires du continent américain.

L’UNAM vient aussi de publier la traduction en espagnol du livre Le Style Oral de Marcel Jousse (1925), sous le titre « El Estilo Oral rítmico y mnemotécnico entre los verbo-motores ». La traduction a été assurée par le professeur Bourdin et son épouse Leonor Teso Gentile (d’heureuse mémoire), avec un avant-propos d’Edgard Sienaert. Gabriel Bourdin a fait précéder le texte d’une riche introduction afin de mettre en perspective pour les lecteurs contemporains cette œuvre inaugurale de Jousse . Cette publication en espagnol a bénéficié d’une présentation officielle lors de l’anniversaire des quarante-huit ans de l’Institut de Recherches Anthropologiques de l’UNAM, transmis par Zoom.
Ce livre peut désormais être commandé en ligne.

De nouvelles publications en espagnol.

Fin 2022, un dossier sur l’anthropologie du geste sera publié dans la revue Mundaú, une revue électronique d’anthropologie, éditée par le programme post-licence en Anthropologie de l’Institut des Sciences Sociales de l’Université Fédérale d’Alagoas (Brésil). Il est intéressant de noter qu’elle publie ses articles en anglais, français, portugais et espagnol. Parmi d’autres contributions, vous y trouverez des articles écrits par deux étudiants de Gabriel Bourdin et par Titus Jacquignon, doctorant et membre du Bureau de l’Association Marcel Jousse.

Une traduction en espagnol de l’ouvrage édité par Gallimard, L’Anthropologie du Geste, est également en cours.

Des conférences récentes en espagnol

Lundi 29 novembre 2021 a eu lieu une conférence sous le titre : « L’Anthropologie du Geste de Marcel Jousse : nouvelles recherches sur l’oralité », à l’Université Ecclésiastique San Dámaso (Madrid). Elle s’inscrit dans la 4ème journée du cycle de conférences intitulé : « La pédagogie de l’Église des Apôtres ». Elle a été donnée conjointement par le professeur Francisco José López Sáez et par Francisco García Baca (doctorant). Elle propose une introduction biographique sur Marcel Jousse et une initiation à son Anthropologie du Geste, suivie d’une brève présentation des nouvelles recherches sur l’oralité. L’importance de cette conférence revient surtout parce qu’elle est l’une des premières expositions formelles sur l’Anthropologie du Geste de Marcel Jousse dans le domaine universitaire espagnol, et aussi parce qu’elle a eu lieu à l’université ecclésiastique San Dámaso, institution académique importante en Espagne. En voici la vidéo :

Le professeur Bourdin poursuit son activité de recherche et de conférences. Il consacre plusieurs mois en 2022 à une enquête de terrain en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, sur la connaissance météorologique paysanne et son expression dans la langue orale des proverbes.
Le 21 avril, il a donné une conférence de présentation de l’anthropologie de Jousse dans le cadre du séminaire doctoral international Art et Anthropologie de l’Université de Grenade et de la Fondation EuroArabe.

(Français) Willy Bakeroot nous a quitté

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« Il avait gardé une âme d’enfant », me disait Edgard au sujet de Willy.

L’association tient à transmettre à ses membres la triste nouvelle du décès de Willy Bakeroot, à 90 ans, le 9 mars dernier. Ses obsèques auront lieu le mercredi 23 mars 2022 au Crématorium de Clamart à 10h.

Nous exprimons notre émotion et notre soutien moral à sa famille et à l’ensemble de ses proches ; il nous manque déjà beaucoup.

Depuis longtemps, Willy tissait des liens entre l’anthropologie de Marcel Jousse, la musicologie et la musicothérapie ; il avait aussi une passion étonnante pour les Saints du calendrier…

Willy avait écrit dans le courant de l’année dernière un article de relecture autobiographique intitulé « Bois d’œuvre » qui est paru dans la Lettre de Maredsous, où il avait été élève. Nous vous le rendons ici accessible, avec l’aimable autorisation de l’abbaye de Maredsous.

En lien :

Bon vent Willy !

Tes amis
Edgard, Rémy et Titus – l’Association Marcel Jousse

 

Le rythme verbo-musical en musicothérapie active : une question joussienne from Le Geste, le Verbe et le Souffle on Vimeo.

(Français) Une nouvelle histoire des origines du christianisme présentée au Vatican

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Pierre Perrier fait un retour, lors de la Rencontre 2021 de l’Association Marcel Jousse, suite à sa participation à un colloque exceptionnel du Comité Pontifical de Sciences Historiques, du 27 au 29 octobre.

L’enjeu du colloque était de présenter l’état des recherches et de discuter d’une possible remise en question de la vision historique établie depuis la fin du 19ème siècle, basée sur l’étude critique des textes en grecs des Évangiles.

Il en ressort des preuves probantes d’une vaste diffusion, par les apôtres, de l’enseignement de Jésus en araméen. Cette diffusion a été permise par des structures orales traditionnelles de composition et de mémorisation, issues de la culture mésopotamienne ; et aussi par le rôle majeur joué par la diaspora hébraïque dans des échanges commerciaux structurés à travers toute l’Eurasie, de Rome et de l’Espagne à la Chine.

« Enquête sur l’histoire des premiers siècles de l’Église »

Au vu de l’importance de cet événement, nous sommes heureux de partager publiquement la vidéo de cette conférence introductive.

 

Une bibliographie des recherches de Pierre Perrier sur les Évangiles

 

Un résumé de Pierre Perrier sur son intervention

L’enjeu du colloque était d’échanger sur la nécessité ou non d’une remise à jour de la manière dont on raconte l’histoire des débuts de l’Église. Avec 28 contributeurs, de l’Espagne à la Chine, cela couvrait non seulement ce qui eut lieu en Palestine et à Rome, mais plus largement toutes les missions des apôtres et de leurs premiers successeurs.
L’organisateur du Colloque ouvrait ainsi la place à des explications joussiennes sur la composante hébraïque et orale des prédications et de la constitution de l’Église. Les divergences d’interprétation sont fondées sur des positions méthodologiques :

  • soit du côté de l’exégèse et de recherches historiques travaillant à partir de documents écrits,
  • soit du côté des recherches intégrant les découvertes de Jousse sur le Style oral,
  • soit entre ces 2 positions, des approches comprenant l’anthropologie, l’archéologie et la culture.

Nous avons pu faire passer une vision eurasiatique d’échanges intensifs au premiers siècles portant la Bonne Nouvelle par la diaspora hébraïque et un peu de Jousse. On présentera donc cette place de Jousse, directe ou sous jacente dans ce colloque, et le point sur nos travaux bien accueillis mais aussi refusés en Occident seulement par plusieurs, et on essayera de comprendre pourquoi.

Le contenu de cette présentation est développé dans un ouvrage récemment publié :

Retour à la source, éditions du Jubilé

Sommaire de la vidéo :

– Le colloque au Vatican, la participation de Pierre Perrier en lien avec des recherches collectives qui prolongent celles de Jousse sur le style oral araméen.

– (8’10) : commentaires sur les thèmes abordés par les 28 intervenants. Élargissement du périmètre géographique concerné en dehors de l’Empire Romain, en lien avec un réseau commercial hébreu de l’Espagne à la Chine.

– (12’10) Des éléments (re)découverts entrent en contradiction de la version établie. Le rôle majeur de la diaspora hébraïque à Rome et en dehors. Chronologie du voyage de l’apôtre Thomas jusqu’en Inde et en Chine.

– (25’53) L’enjeu : démontrer que les textes des Évangiles portent la marque de structures de composition orales existant au Moyen Orient ; face au consensus occidental d’une composition initiale par écrit et en grec. Le damier mésopotamien comme structure traditionnelle des textes de sagesse oraux.

– (28’50) Source et explication de la localisation des témoignages matériels de l’évangélisation du 1er siècle. L’exemple de la fondation d’une Église en Chine.

– (32’55) Analyse et informations tirées d’un texte de 105 verset issu des Actes de Thomas, le Madrasha de la Rivière de Perles. Des exemples de damiers dans d’autres textes chrétiens du 1er siècle.

– (39’10) Quelle contribution joussienne aux suites du colloque ? La structure en damier donne une cohérence globale aux colliers mnémotechniques mis en évidence par Jousse.

– (42’40) Question sur l’Empire Parthe.

– (44’38) Question sur l’usage des damiers dans l’Orient antique.

– (47’38) Question sur la position de Daniel Marguerat.

– (49’45) Réponse à la réaction de Gabriel Bourdin sur la découverte de la composition en damier.

– (53’00) Question sur le Madrasha / Midrash.

– (54’43) Conversation de Pierre Perrier avec Edgard Sienaert et Clara-Elisabeth Vasseur : pourquoi est-ce si difficile à faire entendre ?

– (1h06) Pour aller plus loin : « Retour à la source » de Pierre Perrier, publié en décembre 2021 aux éditions du Jubilé.

(Français) Au programme de la rencontre du dimanche 21 novembre 2021

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A la suite du séminaire proposé samedi, les rencontres annuelles de l’Association Marcel Jousse se poursuivent en vidéo-conférence dimanche après-midi.

A 14h30 :  Assemblée Générale

A l’ordre du jour, pour les membres :  présentation et réponse aux questions sur le rapport moral et le rapport financier ; présentation des personnes candidates pour le renouvellement du Bureau de l’association jusqu’en 2024. Les votes auront lieu via un formulaire électronique.

Intermède : un texte de Marcel Jousse lu par Céline Perrot.

Jusqu’à 16h :  Partage des actualités et projets des membres contribuant à la diffusion de la pensée de Jousse dans le monde, en particulier hispanophone.

Les bas-reliefs de Kong Wang Shan en Chine

De 16h à 17h15 : Pierre Perrier (Académie des Sciences)

Présentation suite à un colloque du Comité Pontifical de Sciences Historiques, au Vatican (27-29/10/2021) :

« Enquête sur l’histoire des premiers siècles de l’Église »

Voir le résumé  et la vidéo de cette intervention

 

De 17h15 à 17h30 : conclusion des rencontres

 

* * * * * *

 

Sur le même thème que la présentation de Pierre Perrier, pour nos amis hispanophones, nous partageons cette information :

Lundi 29 novembre 2021, à 19 h 40 (heure de Paris) une conférence aura lieu sous le titre :

« L’Anthropologie du Geste de Marcel Jousse : nouvelles recherches sur l’oralité »

à l’Université Ecclésiastique San Dámaso (Madrid) et virtuellement via la chaîne YouTube de ladite université.  

Il s’agit de la 4ème journée du Cycle de Conférences intitulé : « La pédagogie de l’Église des Apôtres »

L’exposé sera proposé par le Dr. M. Francisco José López Sáez (Université Pontificale Comillas / Université Ecclésiastique San Dámaso) et M. Francisco García Baca (Université Pontificale Comillas) qui offriront une introduction biographique de Marcel Jousse et une initiation à son Anthropologie du Geste, suivies d’une présentation des nouvelles recherches sur l’oralité.

Télécharger la présentation

(Français) Séminaire en ligne samedi 20 novembre 2021

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Du fait des restrictions sanitaires, nous allons cette année à nouveau, proposer la rencontre annuelle en visioconférence, samedi 20 et dimanche 21 novembre.

Le samedi après-midi sera consacré à un séminaire permettant de lancer une réflexion collective sur le thème :

Violences & sociétés au 21ème siècle :
Approches croisées à partir de Marcel Jousse, de René Girard, et de recherches contemporaines.

14h30 – 17h30 via Zoom

 

La colonisation gestuelle : lecture d’un extrait de cours de Marcel Jousse par Muriel Roland (5 min)

Qu’est-ce que la colonisation pour Jousse ? Il le précise le 29 avril 1946 dans son cours introductif sur ce thème qu’il développe à l’École d’Anthropologie :

«Autrefois, quand nous nous trouvions en face de l’ennemi, s’échangeait le dialogue muet et terrible : « Tue-moi ou je te tues ». J’allais presque dire avec la même loi, mais avec un petit peu plus de précaution, nous avons ce qu’on peut appeler la diplomatie. Nous nous regardons de peuple à peuple : « Colonise-moi ou je te colonise ».

C’est qu’en effet, nous prenons, nous, ce mot dans son sens gestuel. Qu’est-ce que c’est que le colon ? C’est celui qui cultive, c’est celui qui met précisément en réserve ce qui est cultivé pour procurer à manger. C’est là toutes les grandes lois que vous appelez économiques, commerciales. Vous déguisez vos gestes avec des mots qui savent mentir. Je vous ai dit que c’est une ironie d’avoir un professeur d’Anthropologie du Langage qui ne croit pas au langage. Parler, bien parler, c’est savoir mentir !»

Introduction du séminaire :

« L’un des élèves les plus remarquables de Mlle Baron lui disait l’autre jour : ‘Ce qui est frappant chez le P. Jousse, c’est qu’il fait repenser toute chose.’ C’est cela. Il faut reposer tous les problèmes, non pas en fonction de Jousse qui n’est rien dans l’espèce, mais en fonction du Mimisme découvert par Jousse. »

Pour Marcel Jousse (1886-1961), dans tout phénomène humain, le mimisme est constamment à l’œuvre. Ce terme signifie simplement que « L’anthropos mime l’univers » – qu’il le veuille ou non. C’est pourquoi Jousse considère qu’un manque de compréhension de ce mécanisme anthropologique de base ne peut conduire qu’à des méthodes scientifiques erronées, génératrices de pseudo-problèmes apparemment insolubles.

La face lumineuse du mimisme est la capacité qu’il donne à notre espèce de connaître, de s’adapter, d’inventer, de conserver et de transmettre ses connaissances, et par conséquent de développer une incroyable diversité de cultures et de sociétés, avec leurs langues, leurs manières de vivre, leurs croyances et leurs techniques…
Par rapport à elle-même et par rapport au monde qui l’entoure, cette puissance créatrice de notre espèce implique une redoutable responsabilité collective, dans la mesure où elle peut avoir des conséquences destructrices, à des échelles dans le temps et dans l’espace qui dépassent radicalement celles de notre perception individuelle. Le 20ème siècle en a apporté maints témoignages tragiques. La catastrophe écologique mondiale qui ne peut plus être niée en ce début de 21ème siècle se conjugue avec les menaces pré-existantes de violences inter-humaines, que ce soit le fait d’individus isolés, de groupes terroristes, d’États autoritaires, de pouvoirs économiques et financiers transnationaux, de guerres civiles ou de conflits entre États rivaux…

Lire la suite de la présentation du thème

Les interventions

Gabriel Bourdin – professeur d’anthropologie à l’UNAM (Mexique) :
«La tournure rituelle. Violence, mimisme et désenchantement du monde dans les sociétés du XXIe siècle.»

Résumé de la communication

Muriel Roland – artiste de théâtre, chercheuse, doctorante :
«René Girard et Marcel Jousse : une complémentarité permettant de mieux comprendre la violence ?»

Pour René Girard, le désir mimétique est à l’origine de la violence humaine. C’est pour réguler cette violence que les communautés ont de tous temps et en tous lieux pratiqué sacrifices et rituels, ceci conduisant à la naissance du sacré, et par conséquent, de la culture. Pour Marcel Jousse, c’est le mimisme qui permet la transmission gestuelle, laquelle humanise littéralement et pacifie les individus comme les communautés. Ces deux versants de la mimésis et leur nécessaire articulation sont au centre du message des évangiles et ce n’est pas un hasard si les deux hommes ont fait du texte biblique leur terrain de prédilection.

Titus Jacquignon – doctorant :
«La vie est un combat : le thème de la violence dans les cours de Marcel Jousse»

La violence, mais plus largement la lutte et le combat, sont omniprésents dans les cours de Marcel Jousse. Pour mieux s’en rendre compte, il suffit d’y rechercher les thèmes opposés : la douceur ou la paix – elles n’y apparaissent que furtivement. Même la confraternisation dont il parle n’est pas la paix, mais plutôt une après-guerre – peut-être une entre-deux-guerres.
Deux aspects principaux du thème se détachent clairement. Le titre de mon intervention a en fait une double signification :
• La violence de Marcel Jousse dans ses cours, stylistiquement et intellectuellement, à des fins pédagogiques.
• La violence, la lutte, le combat, dans le monde anthropologique et social (et dans le monde animal).
Ce sera mon plan de route.

Thomas Marshall – docteur en sciences de la communication :
«Comment cesser notre autodestruction ? Vers une culture de la transformation des traumatismes.»

Les violences exercées de façon intentionnelle ou non par les êtres humains envers leurs congénères et sur les systèmes écologiques ont pris une ampleur telle que leurs effets dans l’espace et le temps échappent radicalement à nos capacités de perception. Notre incapacité collective à tirer des conséquences pratiques des alertes présentées par les scientifiques donne l’impression que les sociétés technologiquement avancées du monde entier sont engagées dans une dynamique d’auto-destruction impactant l’ensemble de la vie sur Terre. Cette situation suscite chez un grand nombre de nos contemporains, les jeunes en particulier, une grande anxiété.
Jousse a nourri son anthropologie du mimisme notamment des observations des cliniciens de la « santé mentale », à la suite des recherches de son maître Pierre Janet. Il a formulé des diagnostics sur les maladies de civilisation dont nous étions selon lui victimes, en s’inspirant de la terminologie médicale. Cette démarche d’investigation psycho-physiologique des maux contemporains de notre espèce mérite d’être réactualisée à la lumière des découvertes de ces dernières décennies sur le système nerveux, et en particulier sur les mécanismes de survie impliqués dans l’apparition, dans la reproduction et dans la possible transformation des traumatismes individuels et collectifs.

Déroulement

Le séminaire sera animé par Thomas Marshall.
Chaque intervenant disposera d’un temps maximum de 30 minutes pour son intervention, suivie de 10 minutes de questions et échanges avec l’auditoire.

 

Revenez sur cette page début novembre pour en savoir plus !

Convocatoria de ponencias sobre la antropología del gesto

Gabriel Bourdin, profesor de antropología de la Universidad Nacional Autónoma de México, invita a responder a una convocatoria de artículos para la revista Mundaú, publicada por la Universidade Federal de Alagoas en Brasil.

Junto con un colega de esta universidad, está coordinando el dossier del número 11 de la revista, que se publicará a finales de 2021, sobre el tema de la antropología del gesto.

Los artículos deben presentarse antes del 30 de julio. Pueden estar escritas en español, portugués, francés o inglés.

Aquí está la presentación del tema:

Traducción de las instrucciones a los autores

¿Desea enviar contribuciones a la revista? Le invitamos a visitar la sección Acerca de la revista y a leer las políticas de la sección disponibles y las directrices para los autores. Los autores deben registrarse en el sitio web antes de presentar un artículo. Si ya está registrado, sólo tiene que iniciar la sesión y comenzar el proceso de presentación en 5 pasos.

Objetivo y alcance

Mundaú es una revista electrónica semestral editada por el Programa de Posgrado en Antropología del Instituto de Ciencias Sociales de la Universidad Federal de Alagoas. Publica artículos en flujo continuo y en forma de dosieres temáticos. Su objetivo es contribuir al debate antropológico, al avance de la investigación y a la difusión de artículos de especialistas en la materia, recogiendo temas y cuestiones de debate actual en la disciplina. La Revista Mundaú está abierta a la colaboración de investigadores de universidades e instituciones de investigación nacionales e internacionales en el ámbito de la antropología, en forma de artículos, en portugués, español, inglés y francés.

Proceso de revisión por pares

La publicación de los artículos está condicionada a la aprobación de los compañeros y, en su caso, al cumplimiento de sus recomendaciones. Se tiene en cuenta la originalidad del tratamiento del tema, la coherencia y el rigor del enfoque, su aportación a las ciencias sociales y la línea temática de la revista. Los nombres de los revisores serán confidenciales, y los nombres de los autores no serán revelados a los revisores.

Política de acceso abierto

Esta revista ofrece acceso gratuito e inmediato a su contenido, siguiendo el principio de que poner el conocimiento científico a disposición del público de forma gratuita permite una mayor democratización del conocimiento a escala mundial.

Directrices para los autores

1. La revista Mundaú acepta para su publicación artículos inéditos en ciencias sociales que no se presenten simultáneamente en otra revista. También se aceptan reseñas de obras o temas de la región, cuando estén relacionadas con el núcleo temático del número respectivo.

2. La publicación de los trabajos está condicionada a la aprobación de los árbitros y, en su caso, al cumplimiento de sus recomendaciones. Se tiene en cuenta la originalidad del tratamiento del tema, la coherencia y el rigor del enfoque, su aportación a las ciencias sociales y la línea temática de la revista. Los nombres de los revisores serán confidenciales, y los nombres de los autores no serán revelados a los revisores.

3. Los artículos se publican en portugués, español, inglés y francés. La longitud máxima recomendada es de 40.000 caracteres, incluidos los espacios. Los artículos van acompañados de un resumen de 150 palabras como máximo en portugués, francés, inglés y español, en el que se sintetizan los objetivos, métodos y conclusiones del trabajo, y de una lista de 3 a 5 palabras clave, separadas por puntos y con la primera inicial en mayúsculas.

4. Los artículos se envían de forma anónima, en texto plano y sin utilizar recursos sofisticados de formateo, a través de la página web de la revista. Para la presentación y el seguimiento, es necesario registrarse en el área de acceso, proporcionar información sobre su formación académica, la organización y el campo en el que trabaja, su dirección postal completa y, si lo desea, indicar hasta dos publicaciones recientes más relevantes.

5. La revista Mundaú ofrece dos modalidades de presentación: para expedientes temáticos específicos, en plazos predefinidos, o como texto único. Los textos de los expedientes temáticos se evalúan en bloque y la decisión se anuncia después del plazo de presentación; los textos individuales se evalúan en flujo continuo y su aprobación está condicionada por la perspectiva concreta de publicación.

6. Los puntos más destacados del texto están en cursiva. Las notas a pie de página, cuando son esenciales, son breves y sustanciales, numeradas secuencialmente y sin formato específico.

7. Los gráficos, las figuras y las tablas se envían en un archivo separado, con la identificación del programa y la versión; no pueden superar el tamaño de la página de la revista (16,5 x 11,5 cm). La numeración secuencial y el título, así como la fuente de los datos, se insertan en el texto como marcadores de posición.

8. Las notas de referencia se insertan en el texto como sigue: (AUTOR, año, p. xx), (AUTOR1, año, p. xx; AUTOR2, año, xx) o (AUTOR; AUTOR, AÑO). Si hay más de una obra del mismo autor en un año, se acompaña de una letra correlativa del alfabeto. Ejemplo: (AUTOR, 1998a; 1998b).

9. Las referencias se enumeran al final del documento en orden alfabético y sin numeración, de acuerdo con la NBR 6023.
Ejemplos:

(a) libro: NOMBRE DE FAMILIA, Nombre. Título en negrita. Edición. Lugar de publicación: Editorial, año.

Por ejemplo: FERNANDES, Florestan. A revolução burguesa no Brasil: ensaio de uma interpretação sociológica. 3. ed. Río de Janeiro: Editorial Guanabara, 1987.

b) capítulo: NOMBRE DE FAMILIA, Nombre. Título del capítulo. En: SURNAME, N. (org.). Título del libro en negrita. Edición. Lugar de publicación: Editorial, año. p. xx-yy.

Por ejemplo: McCARTHY, Thomas. Discurso práctico: sobre la relación entre la moral y la política. En: CALHOUN, C. (Org.). Habermas y la esfera pública. Cambridge: The Mit Press, 1992. p. 51-72.

c) artículo: NOMBRE DE FAMILIA, Nombre. Título del artículo. Título de la publicación periódica en negrita, v. año-o-volumen, n. número-o-emisión, p. xx-yy, año.

Por ejemplo: BENHABIB, Seyla. ¿El declive de la soberanía o la aparición de normas cosmopolitas? Repensar la ciudadanía en tiempos de inestabilidad. Civitas, v. 12, n. 1, p. 20-46, 2012.

d) publicaciones electrónicas: siguen el modelo anterior, según su género, más el DOI o la dirección completa y la fecha de lectura.

DIAS, Bruno. Aprobada la resolución sobre la ética de la investigación en humanidades y ciencias sociales. En: Página de la Asociación Brasileña de Salud Colectiva. 15 de abril de 2016. Disponible en: https://www.abrasco.org.br/site/noticias/formacao-e-educacao/aprovada-a-resolucao-sobre-etica-em-pesquisa-nas-chs/17194/. Consultado en: enero de 2017.

10. Toda la literatura debe ser enviada para la verificación del DOI en http://www.crossref.org/SimpleTextQuery/.

11. Si hay más de un autor, se informará a los editores de la contribución de cada persona al texto, desde la investigación hasta la redacción final.

12. El autor informa, con identificación, de la fuente de financiación de la investigación y de los posibles conflictos de intereses.

13. El envío espontáneo de artículos y la posterior aceptación de su publicación implica automáticamente la cesión de los derechos de la primera publicación a la revista Mundaú. Los derechos de autor siguen siendo propiedad del autor. Cualquier reproducción posterior, por cualquier medio, sólo podrá realizarse previo acuerdo entre la revista y el autor y citando la fuente.

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(Français) Un dossier sur Marcel Jousse publié par la revue Transversalités

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A l’occasion du dépôt des archives Marcel Jousse (1886-1961) à l’Institut Catholique de Paris, soixante ans après sa mort,  le numéro de la revue Transversalités  d’avril-juin 2021 propose un dossier «Marcel Jousse» dirigé par Camille Riquier, Vice-Recteur à la recherche à l’ICP.

Nous nous réjouissons de cette première publication de l’Institut Catholique de Paris au sujet de l’œuvre de Marcel Jousse , la voie ayant été ouverte par la thèse de doctorat en philosophie de Clara-Elisabeth Vasseur sur Jousse et Bergson. La publication du livre tiré de cette thèse marquante est prévue en 2021.

Merci à tous les auteurs et autrices de ce dossier qui partagent dans les articles leur travail personnel, nous montrant ainsi que la pensée de Jousse peut rester vivante et inspirante à notre époque, dans différents domaines.

Nous vous invitons à partager en commentaires en bas de cet article vos appréciations à propos de l’un ou l’autre de ces articles. Les commentaires hors-sujet ou manquant de respect ne serons pas publiés.

Au sommaire (avec lien vers les résumés)  :

•        Liminaire – Camille Riquier

•        Marcel Jousse : un Kepler de l’ éducation – Rémy Guérinel

•        Penser le réel avec Marcel Jousse et Henri Bergson – Clara-Élisabeth Vasseur

•        Marcel Jousse ou la subversion lumineuse – Bertrand Vergely

•        Conserver, adapter, transformer : Marcel Jousse à l’ épreuve du présent – Jean-Rémi Lapaire

•        Marcel Jousse et la phénoménologie. L’originalité du concept d’ intussusception : en deçà de l’empathie, l’alliance avec la résonance – Natalie Depraz

 

Pour commander un exemplaire papier, il y a deux possibilités.

  • Écrire à la revue : Revue Transversalités – Institut catholique de Paris – Vice-rectorat à la recherche – 21, rue d’Assas – 75270 Paris Cedex 06 ou à l’adresse transversalites [AROBASE] icp.fr
  • ou s’adresser à son libraire qui fera la commande.

Le prix de vente est de 16 euros. Pour les commandes qui arrivent à la revue, l’envoi est fait à réception d’un chèque de 16 euros à l’ordre de «Institut catholique de Paris».

Le numéro en version numérique peut être acheté directement auprès de Cairn pour 12,90 euros ou chaque article au prix de trois euros.

Una nueva vida para los archivos de Jousse

El 31 de marzo de 2021, los archivos de Jousse fueron recibidos por la biblioteca del Instituto Católico de París. De este modo, serán conservadas y clasificadas por profesionales, y luego se pondrán a disposición de los investigadores, para un mejor conocimiento de su vida y su obra.

Tras poner a disposición del público todas las transcripciones de sus conferencias, la Asociación Marcel Jousse ha dado una vez más un gran paso adelante para la posteridad de la obra de Jousse.

Estas 7 cajas de archivos incluyen documentos sobre la vida y las investigaciones de Jousse, así como sobre el trabajo de su colaboradora Gabrielle Baron tras su muerte, que dio lugar a la creación de la Asociación Marcel Jousse.

Elisabeth d’Eudeville, secretaria de la asociación, ha sido muy persistente durante muchos años en la búsqueda de una institución que pudiera recibir estos archivos. Finalmente se llegó a un acuerdo con el Instituto Católico de París… y el contexto de la epidemia de COVID volvió a posponer este traslado. ¡Así que eso es!

Les mantendremos informados sobre los trabajos de valorización que se llevarán a cabo bajo la responsabilidad de Guillaume Boyer, conservador de las colecciones antiguas y patrimoniales.

El próximo acontecimiento es la publicación prevista en abril de un número especial sobre Marcel Jousse de la revista universitaria del PCI, Transversalités.

Continuará.

Curso «La vida de los gestos» Dr Bourdin – 5 de marzo al 28 de mayo 2021

(Français) La musicothérapie active, par Willy Bakeroot

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Fort d’une longue expérience de praticien et de formateur, Willy Bakeroot présente, dans un ouvrage collectif qui paraît en mars 2021, une démarche thérapeutique pratiquée depuis de nombreuses années : la musicothérapie active.

Il s’inspire notamment des travaux anthropologiques de Marcel Jousse qui nous enseigne le profond ancrage de la parole dans les gestes rythmiques du corps humain. Ces gestes sont reçus par notre corps, depuis notre naissance, à travers toutes les interactions qui se produisent avec les choses, les autres êtres vivants, et spécialement les membres de notre milieu social.

Les sociétés traditionnelles de style oral avaient bien compris que c’est avant tout par la mobilisation du corps qu’on pouvait prendre soin des souffrances des êtres humains et les aider à s’en libérer : sur tous les continents, ces sociétés ont développé, chacune avec leur propre vision du monde et croyances, des pratiques et rituels de guérison intégrant dans une globalité différents types de gestes expressifs : par la voix rythmée et mélodiée, par des instruments sonores, par des mouvements de tout le corps, etc.

Nos sociétés modernes ont séparé et codifié cette globalité expressive dans des arts distincts tels que la musique, le chant, la danse, le théâtre… Une séparation aussi a été établie entre les «artistes» et les «spectateurs».

Pour retrouver un accès à des formes d’expression plus spontanées et globales, qui avaient quasiment disparu de la culture occidentale, un pédagogue allemand du début du 20ème siècle, Carl Orff, s’est tourné vers des sociétés traditionnelles pour y collecter un ensemble d’ingrédients de base, qu’il faisait explorer à des groupes d’enfants de façon ludique: le Schulwerk.

Willy Bakeroot et plusieurs thérapeutes qu’il a formé présentent dans ce livre les sources d’inspiration de la musicothérapie active, et témoignent concrètement de leur utilisation de ses différents ingrédients dans le cadre d’une relation de soin, et plus particulièrement avec des enfants.

 

Couverture du livre Musicothérapie active de Willy Bakeroot, Dunod, 2021

Cliquez sur l’image pour accéder au sommaire

Willy Bakeroot a été psychomotricien, puis est devenu psychanalyste. musicothérapeute et formateur.
Il a exercé pendant une trentaine d’années en psychothérapie auprès d’enfants, dans plusieurs centres psychopédagogiques de la région parisienne.
Il a animé des formations et ateliers de musicothérapie active pour des professionnels dans les milieux médico-éducatifs et médico-sociaux.
Il nous a quitté le 9 mars 2022. Nous avons publié un texte à sa mémoire.
 

Extraits du préambule

Depuis l’aube des temps, les techniques de soins ont utilisé le registre rythmo-mélodique intimement lié à la parole et aux mouvements dansés du corps. Ces techniques prenaient leurs sens dans les mythologies du moment. Dans ces mythologies s’enracinaient les pratiques orales du récit et du conte soutenues par le rythme musical et la danse.
C’est de cet ensemble d’éléments que s’inspirent les formes de la « Musicothérapie Active » proposée ici.
(…)

Notre champ de travail concerne ce que nous appelons les « désordres psychiques ». Il se base sur une relation transférentielle entre celui qui demande à être aidé et celui qui prétend aider. Au cœur de cette relation se trouve une parole qui s’efforce de faire sens.

Cependant, nous sommes, surtout avec les enfants, en présence d’une parole bien difficile à formuler. C’est sans doute pourquoi le recours aux racines de la parole est précieux. Ces racines sont simples, rythmiques, corporelles, gestuelles et sonores. À l’inverse d’une habitude trop cérébrale de « penser », on comprend ici que parler est un geste issu du corps tout entier. Marcel Jousse le nomme « geste laryngo-buccal ». Le rythmo-musical étant l’enveloppe de la parole.

Dans cette perspective, il fallait trouver avant tout une pratique musicale abordable par les patients. Une manière de musiquer qui libère suffisamment des contraintes de la technique pour porter attention à ce qui est proprement humain : le jeu relationnel.

(…)

J’ai choisi le terme de « musicothérapie active », les nécessités administratives du travail obligeaient à adopter les classifications en cours. Le terme « musicothérapie » formé sur deux racines grecques n’existait pas comme tel en Grèce ancienne. Il s’agit d’un néologisme formulé, au siècle dernier, par quelques soignants. Comme nous ne travaillons pas à partir de la simple écoute d’enregistrements, j’ai opté pour ce qui désigne la spécificité de notre travail : la « musicothérapie active » qui a pour but de redonner au patient une position de sujet parlant.
Les références principales de ce travail sont : les recherches de Carl Orff, celles de Marcel Jousse et celles de la psychanalyse.

Willy BAKEROOT, extraits du préambule de l’ouvrage «Musicothérapie active» (Dunod, 2021)

 

Ce livre, disponible à partir du 17 mars 2021, peut être commandé :

 

Pour en savoir plus sur la musicothérapie active :

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