chercheur, anthropologue, pédagogue

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Conversación con Gabriel Bourdin – 6 de julio de 2022

Un capitulo desconocido en la historia de las ciencias humanas: la antropologia del gesto y el mimismo de Marcel Jousse.

Gabriel Bourdin habla en el Centro de Estudios Antropológicos de la Universidad Nacional de San Martín en Argentina el miércoles 6 de julio. Es el hemisferio sur, así que allí es invierno.

La presentación y el debate posterior serán accesibles por videoconferencia, previa inscripción :  cea.eidaes@unsam.edu.ar

(Français) Revue Mundau n°11 : Anthropologie du geste

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Couverture revue Mundau n°11 - Anthropologia do gesto

 

Expédient et résumé n. 11

Claudia Mura

1-11

Présentation

Le geste anthropologique aujourd’hui  (texte en espagnol)

par Gabriel Luis Bourdin et Siloé Soares de Amorim

 

Anthropologie du geste

Le virage : perceptions du corps et de l’espace dans une communauté maya d’un point de vue gestuel  (texte en espagnol)

Résumé :
Cet article traite des résultats d’une enquête dont l’objectif était d’enquêter sur les significations des mouvements et des gestes en rotation qui sont observés dans les cérémonies mayas de la communauté de Tihosuco, Quintana Roo, Mexique, et les façons dont, à travers eux, il est possible d’expliquer la manière dont le corps, l’espace
territorial et la vie quotidienne sont perçus chez les peuples de langue maya. La proposition théorique méthodologique qui a guidé la recherche était l’Anthropologie du Geste de Marcel Jousse, privilégiant, lors de l’observation participante, les ressources techniques de l’usage de la vidéo, des images et de la photographie.

Tania Ramos Pérez

 

La cérémonie du thé sahraouie, un recueil de gestes quotidiens  (texte en espagnol)

Résumé :
Le présent article est une description des gestes de la cérémonie du thé sahraoui encadrés dans les principes fondamentaux de l’anthropologie du geste et du mimisme de Marcel Jousse traduits en espagnol par Gabriel Bourdin Rivero et Leonor Teso Gentile. La cérémonie du thé est un ensemble de gestes quotidiens chez les Sahraouis dans les camps de réfugiés, de Tindouf dans le Sahara algérien, où l’hospitalité et la cohésion sociale se réalisent avec des tournées de trois verres de thé. La vie des Sahraouis vue dans la cérémonie du thé forme un cercle parfait avec leur univers ; les grains de sucre entrecoupés de sable du désert, l’ambre sombre et brillant dans les
verres en cristal semblent être le résultat du sable orange doux avec les feuilles vertes du thé, le thé qui vient étonnamment rafraîchir les 60ºC du soleil brûlant.

Soledad Rangel

 

Geste et expression  (texte en portugais)

Résumé :
En partant du constat de Hubert Godard que c’est le geste qui fabrique le corps, cet article explore les processus génétiques de la corporéité à partir de la catégorie du geste. Dans une perspective philosophique non essentialiste, je cherche à comprendre, avec le soutien de philosophes, anthropologues et théoriciens de la
danse, ce que signifie gesticuler et comment le geste se constitue en tant que dimension somatique de
l’existence, impliquant non seulement le domaine physiqueanatomiquefonctionnel du corps, mais plus profondément le domaine symbolique et expressif. Pour cette raison, la danse, en tant que champ artistique et
champ de connaissance qui explore, plus que le pur mouvement du corps, le geste qui le fabrique, est un
domaine privilégié de recherche qui peut nous éclairer sur une anthropologie générale du geste.

Ana Rita Nicoliello Lara Leite

 

Pas seulement des «gestes» : perceptions d’un chercheur entendant parmi les «sourds» dans la zone rurale de Barra de Santana, Paraíba  (texte en portugais)

Résumé :
Dans cet article, basé sur l’interaction entre sourds et entendants, dans le quartier rural de Serra de Inácio
Pereira, situé dans la municipalité de Barra de Santana, Paraíba, je discute des stratégies, représentations,
connaissances, pratiques impliquées dans la communication et la vie pratique locale. À partir d’une recherche ethnographique réalisée entre 2012 et 2019, je présente le scénario de ces sujets en contraste avec les aspects sociaux de communautés qui ont également développé leur propre “langue des signes”, simultanément, je récupère les discussions dans la littérature existante sur ce sujet. Ensuite, je discute en fonction de mon apprentissage de la communicabilité locale, des processus, des créations, des significations et des usages des gestes conventionnels. J’insiste sur le fait que dans les récits racontés par les personnes sourdes, on peut voir que lors de la communication, les sensations corporelles et les objets en font également partie. Dès lors, cette communicabilité créative révèle des manières d’être au monde qui peuvent enrichir la perspective anthropologique.

Carolina Barbosa de Albuquerque

 

Une voie du corps : vers une anthropologie sans jeans  (texte en portugais)

Résumé :
Dans cet article, je propose une réflexion sur la centralité et la production du corps de l’anthropologue da
ns la recherche de terrain, à partir de deux mouvements : mon expérience d’apprentissage dans les activités d’enseignement de la danse et une approche du débat promu par Tim Ingold sur la relation entre Anthropologie et Éducation. L’objectif est de discuter en quoi ces expériences d’apprentissage de la danse me permettent d’affiner une éducation de l’attention, basée sur un processus de production de mon corps. Il s’agit aussi de remettre en cause l’idée que si l’objectif de l’anthropologie ne se limite pas à l’ethnographie et à la
description détaillée, mais plutôt au potentiel de la vie, il ne faut pas être contraint par une certaine vision de la méthode qui neutralise l’analyse des flux de vie et l’apprentissage des autres personnes ou des choses.

Renato Müller Pinto

 

Le rythme de l’enchantement chez les indigènes de l’Alto Sertão de Alagoas selon l’Anthropologie du Geste de Marcel Jousse   (texte en portugais)

Résumé :
Dans cet article, je cherche à présenter quelques points de la théorie de Marcel Jousse, en dialogue avec ce que je comprends du processus d’enchantement chez les peuples indigènes de l’Alto Sertão Alagoas, Jiripankó, Kalankó, Katokinn, Karuazú et Koiupanká, en traitant non seulement les aspects cosmologiques, mais aussi
leurs implications dans la matérialité. Avec cela, nous observons la cosmologie dans un sens rituel et l’interaction et l’organisation collective à travers ce que je comprends comme le geste et le rythme dans la théorie de Marcel Jousse. Pour arriver à cette compréhension, j’ai cherché à utiliser la conception du rituel
comme une forme de faciliter et de rendre la vie possible, en partant d’une triade qui comprend Praiá, les êtres enchantés du Pankararu (tronc) et leurs descendants (branche/s). De cette façon, en accord avec Jousse, je vois dans le geste la motivation de la production et de la continuité de l’existence de ces peuples, un geste indigène
et paysan. Il s’agit d’une étude ethnographique et les transcriptions des présentations orales de Jousse sont utilisées comme base théorique, ainsi que les réflexions sur cet auteur partagées dans les séminaires «La vida de los Gestos» à l’Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM).

Moisés Oliveira

 

Musicalité, mouvement et territoire quilombola   (texte en portugais)

Résumé :
L’article présenté ici établit une réflexion sur la relation entre musicalité et mouvement, comprenant comment
les corps qui construisent et jouent des instruments de musique gesticulent et se définissent comme des quilombolas. Ainsi, en présentant le groupe culturel Encanto do Quilombo comme objet d’étude, je cherche à
refléter ethnographiquement les quilombolas de la communauté Jauari, à Oriximiná Pará, à travers leur musique et, par conséquent, la danse produite par cet acte. Il est enregistré qu’en plus du facteur musical, le groupe offre, à travers ses pratiques, une relation à travers l’utilisation du corps à la fois pour faire de la musique et pour danser. D’ailleurs, c’est aussi en faisant de la musique et en dansant qu’ils se définissent comme des quilombolas.

Marcos Alan Costa Farias

 

Le caractère fondamental de l’expérience indigène de Marcel Jousse dans la création de sa méthode anthropologique  (texte en français)

Résumé :
Marcel Jousse (1886
1961) est le fondateur de l’anthropologie du geste et du rythme ; il lance sa méthode scientifique sur la scène universitaire française à partir de 1931 à l’Ecole d’Anthropologie de Paris, à la Sorbonne, à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et il crée son laboratoire de rythmopédagogie. En 1918 et 1919, Marcel Jousse vit deux ans aux USA. Il étudie la culture des Indiens des plaines et en particulier leur langage gestuel. Cet article a pour projet de montrer en quoi cette rencontre, cette expérience et ces apprentissages ont été un des facteurs déterminants dans la création de la méthode anthropologique de Marcel Jousse, pour
l’élaboration de ses idées fondamentales sur le geste, le rythme, les cultures traditionnelles et enfin son enseignement à Paris, entre 1931 et 1957. Le présent article est le fruit de mon travail de recherche doctorale en science du langage à l’université de BordeauxMontaigne ; ma thèse a pour objectif de redécouvrir l’anthropologie du geste et du rythme de Marcel Jousse et à la remettre à jour au service des sciences de l’Homme à notre époque.

Titus Jacquignon

 

L’apport de l’anthroposémiotique à l’étude des symptômes corporels   (texte en espagnol)

Résumé :
L’objectif central de cet article est de fournir quelques notes théoriques qui permettent, d’un point de vue anthroposémiotique, de contribuer aux études sur le corps et les processus de santé/maladie dans des contextes socioculturels. Nous considérons que la souffrance et sa matérialisation corporelle peuvent être lues à partir de la
confluence de différents systèmes sémiotiques qui déterminent le sens, l’expression et l’expérience de la souffrance. Ainsi, la réaction de l’organisme et ses effets au niveau psychique et physique, comme coordonnées de la réflexion, permettent d’envisager les conditions méthodologiques nécessaires à l’analyse situationnelle et
contextuelle des symptômes somatiques. Le texte est structuré à partir d’une réflexion sur la notion de symptôme et, par la suite, sur les processus sémiotiques impliqués dans l’interprétation du corps et de la maladie. Une partie de cette thèse s’appuiera sur quelques données empiriques tirées de nos propres recherches sur le sujet.

Maira Arriagada, Julio Horta

 

Insertion visuelle

Trois précurseurs de l’anthropologie du geste   (texte en portugais)

Ce livret illustré présente trois précurseurs des études sur le geste qui ont vécu au XIXe siècle, il s’agit de : Andrea De Jorio, Garrick Mallery et William Tomkins. Ces chercheurs ont enregistré le geste humain comme un produit de la communication associée à des éléments socioculturels. Aspects traités par l’un des plus importants penseurs du geste humain, le jésuite et anthropologue français Marcel Jousse (1886-1961), dont les recherches sur le sujet, sur la vie quotidienne et l’oralité, ont été transcrites en plus de vingt mille pages, fruit de ses conférences ou cours sur l’anthropologie du geste.

Gabriel Luis Bourdin, Siloé Soares de Amorim

 

L’invisible photographié : performance et geste des charmés dans le tambor de mina du quilombo maranhense de Santa Rosa dos Pretos

Une sélection de photographies de la fête du Caboclo João Guará à Saint Lazare, dans la tente de Mãe Severina.

Juliana Loureiro

 

Dona Zefinha : une histoire de vie partagée

L’histoire que nous présentons est celle de Dona Zefinha, habitante du village de Jaraguá, situé dans la municipalité de Rio Tinto-PB. Le personnage est une recycleuse, où elle collecte les déchets dans la décharge de la ville de Marcação-PB, une activité qui permet de subvenir aux besoins de sa famille.

José Muniz Falcão Neto

 

Blocages et déblocages : le dessin comme outil pour un processus d’écriture relationnel

Cet article de dessin ethnographique est tiré de mon mémoire de maîtrise, qui est une ethnographie du shopping des femmes à Natal, Rio Grande do Norte. En analysant la consommation féminine de vêtements, d’accessoires et de maquillage, les éléments de cet univers ont été une constante dans les discours des dix interlocutrices interrogées. Cependant, ce qui m’était familier, ainsi qu’à ces femmes, fait partie d’un univers spécifique et manquait d’explication pour le futur lecteur du texte. L’idée est alors venue de créer un glossaire illustré, qui aurait un caractère informatif. Cependant, je ne voulais pas insérer des images provenant d’Internet dans mon travail, j’ai donc pensé à dessiner les images pour le glossaire, afin de leur imprimer un caractère dynamique.

Adara Pereira Silva

 

 

Critiques

A propos de : BOURDIN, Gabriel. La Jungla Antropológica – una introducción a la antropologia del gesto y el mimismo de Marcel Jousse. Ciudad de México-MX : UNAM/IIA, 2019.

Une recension de Rachel Rocha de Almeida Barros   (texte en portugais)

La antropología del gesto de Marcel Jousse se da a conocer en España y América Latina

Francisco García presentó las últimas iniciativas para la difusión del pensamiento de Jousse en el mundo hispanohablante en las últimas reuniones de la Asociación Marcel Jousse en noviembre de 2021. Aquí actualizamos su texto con noticias más recientes.

Actividades realizadas en español en 2020 y 2021

En primer lugar, hay que destacar la promoción del pensamiento de Marcel Jousse por parte del profesor Gabriel Bourdin. Sólo mencionaré dos de ellos:

  • Dos seminarios en la UNAM

El profesor Gabriel Bourdin, como profesor de antropología en la UNAM (Universidad Nacional Autónoma de México), y vinculado al Instituto de Investigaciones Antropológicas de la misma Universidad, dirigió este año dos seminarios de Antropología.

La primera se celebró de marzo a mayo de 2021 y trató el tema: La vida de los gestos en la vida cotidiana. Elementos de antropología joussiana. Este estudio continuó en el segundo seminario de septiembre a noviembre de 2021. Estos dos seminarios fueron en sesiones virtuales de 4 horas semanales (los viernes).

  • Inauguración de una red social de Marcel Jousse

En agosto de 2021 se inauguró en la plataforma Whaller una red social de habla hispana denominada «Red Marcel Jousse». Con esta iniciativa y gracias a la coordinación conjunta de Thomas Marshall y Gabriel Bourdin, la información y la proximidad de las personas interesadas en la antropología del gesto de Marcel Jousse en América Latina, España y Francia es cada vez más cercana.

Tanto los seminarios de la UNAM como la red social han reunido a personas de México, Argentina, Bolivia, Colombia, Brasil, Chile, Uruguay y España, entre otros.

  • El Dr. Francisco Moya y los médicos cristianos

A finales de 2020, el Dr. Francisco Moya, médico español especializado en radiografía, publicó en su canal de YouTube una conferencia titulada: «Nueve tesis del pensamiento de Marcel Jousse en su Antropología del Gesto«, que está resultando una buena síntesis en español, y que hasta la fecha ha tenido más de 2.600 visitas. Francisco Moya es el fundador de la palingenesia (que significa «renacimiento»). La palingenesia de la persona es un nuevo método, inspirado en el filósofo español Leonardo Polo, que tiene como objetivo la curación de la persona a través de la plena conciencia de su pasado. También ha encontrado importantes puntos de anclaje en la Antropología del Gesto de Marcel Jousse. Alrededor del Dr. Moya hay investigadores de origen español, latinoamericano y europeo interesados en este método. Algunos de ellos han seguido un curso de formación sobre Antropología del Gesto y sobre la obra de Pierre Perrier, impartido por el profesor Francisco José López en Almodóvar del Campo (Ciudad Real). Abogan por una vía de curación a través del gesto. Tienen previsto reunirse más a menudo en el futuro.

Publicaciones en español

  • En 2020 se editaron dos importantes publicaciones en español.


«La Jungla Antropológica. Una introducción a la antropología del gesto y el mimismo de Marcel Jousse» escrito por Gabriel Bourdin y publicado por el Instituto de Investigaciones Antropológicas de la Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM).
Este libro ya puede pedirse en línea.

Aquí está la presentación del autor en la contraportada:

Para los lectores de habla hispana, la antropología de Jousse es desconocida. Los autores que han incluido referencias a Jousse en nuestra lengua se pueden contar «con los dedos de una mano», por utilizar la figura gestual de la numeración «primordial», que resultó muy atractiva para nuestro autor. La presente obra pretende someter a la consideración del lector hispanohablante, y sobre todo del investigador en humanidades, un nuevo enfoque metodológico con enorme potencial. Como objetivo intermedio, el autor trata de encontrar posibles aplicaciones de la creación joussiana al vasto horizonte de las tradiciones de estilo oral procedentes del continente americano.

La UNAM también acaba de publicar una traducción al español del libro de Marcel Jousse Le Style Oral (1925), bajo el título El Estilo Oral rítmico y mnemotécnico entre los verbo-motores. La traducción fue realizada por el profesor Bourdin y su esposa Leonor Teso Gentile (de feliz memoria), con un prólogo de Edgard Sienaert. Gabriel Bourdin precede el texto con una rica introducción para poner en perspectiva esta obra inaugural de Jousse para los lectores contemporáneos. Esta publicación en español fue presentada oficialmente en el cuadragésimo octavo aniversario del Instituto de Investigaciones Antropológicas de la UNAM, transmitido por Zoom.
El libro ya puede pedirse en línea.

  • Nuevas publicaciones en español.

En mayo de 2022 se publicará un dossier sobre la antropología del gesto en la revista Mundaú, una revista electrónica de antropología editada por el programa de posgrado en Antropología del Instituto de Ciencias Sociales de la Universidad Federal de Alagoas (Brasil). Este es el resumen. Es interesante señalar que publica sus artículos en inglés, francés, portugués y español. Entre otras contribuciones, encontrará artículos escritos por dos alumnos de Gabriel Bourdin y por Titus Jacquignon, estudiante de doctorado y miembro de la Mesa de la Asociación Marcel Jousse, bajo el título: El carácter fundamental de la experiencia india de Marcel Jousse en la creación de su método antropológico.

También está en marcha una traducción al español del libro publicado por Gallimard, L’Anthropologie du Geste.

Conferencias recientes en español


El lunes 29 de noviembre de 2021 se celebró en la Universidad Eclesiástica San Dámaso (Madrid) una conferencia titulada «L’Anthropologie du Geste de Marcel Jousse: nouvelles recherches sur l’oralité». Forma parte de la 4ª jornada del ciclo de conferencias titulado: «La pedagogía de la Iglesia de los Apóstoles». Fue impartida conjuntamente por el profesor Francisco José López Sáez y Francisco García Baca (estudiante de doctorado). Ofreció una presentación biográfica de Marcel Jousse y una introducción a su Antropología del Gesto, seguida de una breve presentación de nuevas investigaciones sobre la oralidad. La importancia de esta conferencia se debe principalmente a que es una de las primeras exposiciones formales de la Antropología del Gesto de Marcel Jousse en el ámbito académico español, y también porque tuvo lugar en la universidad eclesiástica San Dámaso, una importante institución académica en España. Aquí está el vídeo:

El profesor Bourdin sigue investigando y dando conferencias. En 2022, dedica varios meses a un estudio de campo en Andalucía, en el sur de España, sobre los conocimientos meteorológicos de los campesinos y su expresión en el lenguaje oral de los refranes.
El 21 de abril pronunció una conferencia de presentación de la antropología de Jousse en el seminario internacional de doctorado Arte y Antropología de la Universidad de Granada y la Fundación Euroárabe.

(Français) Willy Bakeroot nous a quitté

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« Il avait gardé une âme d’enfant », me disait Edgard au sujet de Willy.

L’association tient à transmettre à ses membres la triste nouvelle du décès de Willy Bakeroot, à 90 ans, le 9 mars dernier. Ses obsèques auront lieu le mercredi 23 mars 2022 au Crématorium de Clamart à 10h.

Nous exprimons notre émotion et notre soutien moral à sa famille et à l’ensemble de ses proches ; il nous manque déjà beaucoup.

Depuis longtemps, Willy tissait des liens entre l’anthropologie de Marcel Jousse, la musicologie et la musicothérapie ; il avait aussi une passion étonnante pour les Saints du calendrier…

Willy avait écrit dans le courant de l’année dernière un article de relecture autobiographique intitulé « Bois d’œuvre » qui est paru dans la Lettre de Maredsous, où il avait été élève. Nous vous le rendons ici accessible, avec l’aimable autorisation de l’abbaye de Maredsous.

En lien :

Bon vent Willy !

Tes amis
Edgard, Rémy et Titus – l’Association Marcel Jousse

 

Le rythme verbo-musical en musicothérapie active : une question joussienne from Le Geste, le Verbe et le Souffle on Vimeo.

Un espectáculo sobre el modelado de Adán el Terroso

Marcel Jousse ha desempeñado un papel fundamental en mi vida como artista y como hombre.

Hace unos diez años, tuve un encuentro con Adán el Terroso en Israel.

«Hagamos el Terroso
según nuestro mimismo
y según nuestra analogía».
Marcel Jousse – Intussuscepción por insuflación

De este encuentro nació un espectáculo: «El gigante de la sal».

Comparto con ustedes un artículo en francés sobre esta obra, ilustrado con fotos del espectáculo:

Modelage de l’Adâm-Terreux— Création, créativité et créateurs

Fred Herrera

une photo du spectacle

Sobre el espectáculo:

Gigante de Sal (Fragmento) from La Sandía on Vimeo.

 

(Français) Violences et sociétés au 21ème siècle – Approches croisées

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Suite au séminaire du 20 novembre 2021, cette page a vocation à rassembler au fur et à mesure des contributions sur ce thème, pour garder la réflexion ouverte et la développer avec le temps – pourquoi pas avec votre participation ?

Sommaire de la page :

 

Voici un résumé visuel de la problématique proposée comme point de départ du séminaire :

Lire le document d’introduction au séminaire

A travers ces différentes présentations, vous vous apercevrez que le mot «violence» a des significations variables. Il ne s’agit pas en effet d’un concept spécifique dans la pensée de Jousse. D’ailleurs, pour lui, les «idées» n’existent pas en tant que tel (en dehors d’un individu particulier). La question posée par Jousse au sujet des mots que nous employons couramment : quels sont les faits concrets et observables que ce mot désigne pour chacun de vous, en fonction de votre propre expérience du monde et de ce que vous cherchez à exprimer ? Quel est le geste interactionnel sous-jacent que je mets derrière ce mot ? Dès lors, nous pouvons mieux nous approcher de la pensée de l’autre, en essayant de refaire ses gestes et pas seulement en entendant ou en lisant ses mots.
Si vous souhaitez communiquer avec l’un ou l’une des intervenants, écrivez-nous !

 

La colonisation gestuelle : lecture d’un extrait de cours de Marcel Jousse

Muriel Roland, artiste de théâtre, nous donne à entendre un extrait de cours de Marcel Jousse, le 2 mai 1945 à l’École des Hautes Études. Il s’agit d’une sorte de «bande-annonce» faite par le professeur Jousse à son auditoire, car il développera ce thème tout au long de l’année suivante dans ses conférences à l’École d’Anthropologie.

 

Violence, mimisme et désenchantement du monde dans les sociétés du XXIe siècle

Gabriel Bourdin est professeur d’anthropologie à l’UNAM (Mexique). Dans cette communication faite en ouverture du séminaire du 20/11/2021, il présente la perspective de Jousse sur la guerre et la colonisation, comme étant une expression des relations de prédation à l’œuvre dans le monde animal – qu’il s’agit, à l’aide de l’anthropologie du mimisme, de dévoiler, et de dépasser dans des relations de fraternisation. (32 minutes)

 

René Girard et Marcel Jousse : une complémentarité pour comprendre la violence ?

Muriel Roland se nourrit de la pensée de ces deux chercheurs, qui éclairent sa pratique théâtrale et sa compréhension de la condition humaine. Elle partage ici d’une façon orale improvisée en quoi elles peuvent se conjuguer pour expliquer la violence des sociétés humaines (environ 30 min). La vidéo se termine par un échange avec Gabriel Bourdin sur la question du dépassement des logiques sacrificielles.

Pour René Girard, le désir mimétique est à l’origine de la violence humaine. C’est pour réguler cette violence que les communautés ont de tous temps et en tous lieux pratiqué sacrifices et rituels, ceci conduisant à la naissance du sacré, et par conséquent, de la culture. Pour Marcel Jousse, c’est le mimisme qui permet la transmission gestuelle, laquelle humanise littéralement et pacifie les individus comme les communautés. Ces deux versants de la mimésis et leur nécessaire articulation sont au centre du message des évangiles et ce n’est pas un hasard si les deux hommes ont fait du texte biblique leur terrain de prédilection.

 

La vie est un combat : le thème de la violence à travers les cours de Marcel Jousse

Titus Jacquignon a fait sa thèse de doctorat à partir des transcriptions des cours de Marcel Jousse. Il nous donne ici un article de synthèse mettant en lumière différentes facettes de la question de la violence, de la lutte et du combat dans le contenu et la forme de son enseignement oral (environ 1000 conférences sténotypées de façon professionnelle puis transcrites, couvrant la période de 1930 à 1957).

Le sujet de la violence, et plus largement celui de la lutte et du combat, sont omniprésents dans les cours de Marcel Jousse. Pour mieux s’en rendre compte, il suffit d’y rechercher les thèmes opposés : la douceur ou la paix – elles n’y apparaissent que furtivement. En tant que chercheur et professeur, Jousse est un combattant. Il ne se contente pas d’étudier l’être humain à travers son anthropologie, il s’en fait le défenseur contre toutes les conventions sociales et culturelles qui l’empêchent d’être lui-même. Ce positionnement se comprend à travers son parcours personnel, et à travers sa position assumée d’étranger, sur le plan culturel, par rapport au contexte intellectuel parisien où il intervient. Sa manière très personnelle d’enseigner s’inscrit dans une intention de susciter des réactions, des prises de conscience parmi son auditoire. Il veut nous réveiller à ce que nous sommes profondément, et sur cette base, remettre en question la manière dont nous traitons, en tant que société, tout ceux qui de son point de vue sont restés plus vivants : les enfants, les peuples indigènes, les cultures orales et paysannes…

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Comment cesser notre auto-destruction ? Vers une culture de la transformation des traumatismes

Thomas Marshall partage le résultat de son questionnement sur les causes anthropologiques de la crise écologique contemporaine. L’approche gestuelle de Jousse donne l’occasion de mettre en lien des connaissances issues de différents domaines, pour changer notre regard sur la fragilité de la condition humaine.

Les violences exercées de façon intentionnelle ou non par les êtres humains envers leurs congénères et sur les systèmes écologiques ont pris une ampleur telle que leurs effets dans l’espace et le temps échappent radicalement à nos capacités de perception. Notre incapacité collective à tirer des conséquences pratiques des alertes présentées par les scientifiques donne l’impression que les sociétés technologiquement avancées du monde entier sont engagées dans une dynamique d’auto-destruction impactant l’ensemble de la vie sur Terre. Cette situation suscite chez un grand nombre de nos contemporains, les jeunes en particulier, une grande anxiété.
Jousse a notamment nourri son anthropologie du mimisme des observations des cliniciens de la « santé mentale », à la suite des recherches de son maître Pierre Janet. Il a formulé des diagnostics sur les maladies dont notre civilisation était selon lui victime, en s’inspirant de la terminologie médicale. Cette démarche d’investigation psycho-physiologique des maux contemporains de notre espèce mérite d’être réactualisée à la lumière des découvertes de ces dernières décennies sur le système nerveux, et en particulier sur les mécanismes de survie impliqués dans l’apparition, dans la reproduction et dans la possible transformation des traumatismes individuels et collectifs.

(Français) Une nouvelle histoire des origines du christianisme présentée au Vatican

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Pierre Perrier fait un retour, lors de la Rencontre 2021 de l’Association Marcel Jousse, suite à sa participation à un colloque exceptionnel du Comité Pontifical de Sciences Historiques, du 27 au 29 octobre.

L’enjeu du colloque était de présenter l’état des recherches et de discuter d’une possible remise en question de la vision historique établie depuis la fin du 19ème siècle, basée sur l’étude critique des textes en grecs des Évangiles.

Il en ressort des preuves probantes d’une vaste diffusion, par les apôtres, de l’enseignement de Jésus en araméen. Cette diffusion a été permise par des structures orales traditionnelles de composition et de mémorisation, issues de la culture mésopotamienne ; et aussi par le rôle majeur joué par la diaspora hébraïque dans des échanges commerciaux structurés à travers toute l’Eurasie, de Rome et de l’Espagne à la Chine.

« Enquête sur l’histoire des premiers siècles de l’Église »

Au vu de l’importance de cet événement, nous sommes heureux de partager publiquement la vidéo de cette conférence introductive.

 

Une bibliographie des recherches de Pierre Perrier sur les Évangiles

 

Un résumé de Pierre Perrier sur son intervention

L’enjeu du colloque était d’échanger sur la nécessité ou non d’une remise à jour de la manière dont on raconte l’histoire des débuts de l’Église. Avec 28 contributeurs, de l’Espagne à la Chine, cela couvrait non seulement ce qui eut lieu en Palestine et à Rome, mais plus largement toutes les missions des apôtres et de leurs premiers successeurs.
L’organisateur du Colloque ouvrait ainsi la place à des explications joussiennes sur la composante hébraïque et orale des prédications et de la constitution de l’Église. Les divergences d’interprétation sont fondées sur des positions méthodologiques :

  • soit du côté de l’exégèse et de recherches historiques travaillant à partir de documents écrits,
  • soit du côté des recherches intégrant les découvertes de Jousse sur le Style oral,
  • soit entre ces 2 positions, des approches comprenant l’anthropologie, l’archéologie et la culture.

Nous avons pu faire passer une vision eurasiatique d’échanges intensifs au premiers siècles portant la Bonne Nouvelle par la diaspora hébraïque et un peu de Jousse. On présentera donc cette place de Jousse, directe ou sous jacente dans ce colloque, et le point sur nos travaux bien accueillis mais aussi refusés en Occident seulement par plusieurs, et on essayera de comprendre pourquoi.

Le contenu de cette présentation est développé dans un ouvrage récemment publié :

Retour à la source, éditions du Jubilé

Sommaire de la vidéo :

– Le colloque au Vatican, la participation de Pierre Perrier en lien avec des recherches collectives qui prolongent celles de Jousse sur le style oral araméen.

– (8’10) : commentaires sur les thèmes abordés par les 28 intervenants. Élargissement du périmètre géographique concerné en dehors de l’Empire Romain, en lien avec un réseau commercial hébreu de l’Espagne à la Chine.

– (12’10) Des éléments (re)découverts entrent en contradiction de la version établie. Le rôle majeur de la diaspora hébraïque à Rome et en dehors. Chronologie du voyage de l’apôtre Thomas jusqu’en Inde et en Chine.

– (25’53) L’enjeu : démontrer que les textes des Évangiles portent la marque de structures de composition orales existant au Moyen Orient ; face au consensus occidental d’une composition initiale par écrit et en grec. Le damier mésopotamien comme structure traditionnelle des textes de sagesse oraux.

– (28’50) Source et explication de la localisation des témoignages matériels de l’évangélisation du 1er siècle. L’exemple de la fondation d’une Église en Chine.

– (32’55) Analyse et informations tirées d’un texte de 105 verset issu des Actes de Thomas, le Madrasha de la Rivière de Perles. Des exemples de damiers dans d’autres textes chrétiens du 1er siècle.

– (39’10) Quelle contribution joussienne aux suites du colloque ? La structure en damier donne une cohérence globale aux colliers mnémotechniques mis en évidence par Jousse.

– (42’40) Question sur l’Empire Parthe.

– (44’38) Question sur l’usage des damiers dans l’Orient antique.

– (47’38) Question sur la position de Daniel Marguerat.

– (49’45) Réponse à la réaction de Gabriel Bourdin sur la découverte de la composition en damier.

– (53’00) Question sur le Madrasha / Midrash.

– (54’43) Conversation de Pierre Perrier avec Edgard Sienaert et Clara-Elisabeth Vasseur : pourquoi est-ce si difficile à faire entendre ?

– (1h06) Pour aller plus loin : « Retour à la source » de Pierre Perrier, publié en décembre 2021 aux éditions du Jubilé.

(Français) Au programme de la rencontre du dimanche 21 novembre 2021

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A la suite du séminaire proposé samedi, les rencontres annuelles de l’Association Marcel Jousse se poursuivent en vidéo-conférence dimanche après-midi.

A 14h30 :  Assemblée Générale

A l’ordre du jour, pour les membres :  présentation et réponse aux questions sur le rapport moral et le rapport financier ; présentation des personnes candidates pour le renouvellement du Bureau de l’association jusqu’en 2024. Les votes auront lieu via un formulaire électronique.

Intermède : un texte de Marcel Jousse lu par Céline Perrot.

Jusqu’à 16h :  Partage des actualités et projets des membres contribuant à la diffusion de la pensée de Jousse dans le monde, en particulier hispanophone.

Les bas-reliefs de Kong Wang Shan en Chine

De 16h à 17h15 : Pierre Perrier (Académie des Sciences)

Présentation suite à un colloque du Comité Pontifical de Sciences Historiques, au Vatican (27-29/10/2021) :

« Enquête sur l’histoire des premiers siècles de l’Église »

Voir le résumé  et la vidéo de cette intervention

 

De 17h15 à 17h30 : conclusion des rencontres

 

* * * * * *

 

Sur le même thème que la présentation de Pierre Perrier, pour nos amis hispanophones, nous partageons cette information :

Lundi 29 novembre 2021, à 19 h 40 (heure de Paris) une conférence aura lieu sous le titre :

« L’Anthropologie du Geste de Marcel Jousse : nouvelles recherches sur l’oralité »

à l’Université Ecclésiastique San Dámaso (Madrid) et virtuellement via la chaîne YouTube de ladite université.  

Il s’agit de la 4ème journée du Cycle de Conférences intitulé : « La pédagogie de l’Église des Apôtres »

L’exposé sera proposé par le Dr. M. Francisco José López Sáez (Université Pontificale Comillas / Université Ecclésiastique San Dámaso) et M. Francisco García Baca (Université Pontificale Comillas) qui offriront une introduction biographique de Marcel Jousse et une initiation à son Anthropologie du Geste, suivies d’une présentation des nouvelles recherches sur l’oralité.

Télécharger la présentation

(Français) Séminaire en ligne samedi 20 novembre 2021

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Du fait des restrictions sanitaires, nous allons cette année à nouveau, proposer la rencontre annuelle en visioconférence, samedi 20 et dimanche 21 novembre.

Le samedi après-midi sera consacré à un séminaire permettant de lancer une réflexion collective sur le thème :

Violences & sociétés au 21ème siècle :
Approches croisées à partir de Marcel Jousse, de René Girard, et de recherches contemporaines.

14h30 – 17h30 via Zoom

 

La colonisation gestuelle : lecture d’un extrait de cours de Marcel Jousse par Muriel Roland (5 min)

Qu’est-ce que la colonisation pour Jousse ? Il le précise le 29 avril 1946 dans son cours introductif sur ce thème qu’il développe à l’École d’Anthropologie :

«Autrefois, quand nous nous trouvions en face de l’ennemi, s’échangeait le dialogue muet et terrible : « Tue-moi ou je te tues ». J’allais presque dire avec la même loi, mais avec un petit peu plus de précaution, nous avons ce qu’on peut appeler la diplomatie. Nous nous regardons de peuple à peuple : « Colonise-moi ou je te colonise ».

C’est qu’en effet, nous prenons, nous, ce mot dans son sens gestuel. Qu’est-ce que c’est que le colon ? C’est celui qui cultive, c’est celui qui met précisément en réserve ce qui est cultivé pour procurer à manger. C’est là toutes les grandes lois que vous appelez économiques, commerciales. Vous déguisez vos gestes avec des mots qui savent mentir. Je vous ai dit que c’est une ironie d’avoir un professeur d’Anthropologie du Langage qui ne croit pas au langage. Parler, bien parler, c’est savoir mentir !»

Introduction du séminaire :

« L’un des élèves les plus remarquables de Mlle Baron lui disait l’autre jour : ‘Ce qui est frappant chez le P. Jousse, c’est qu’il fait repenser toute chose.’ C’est cela. Il faut reposer tous les problèmes, non pas en fonction de Jousse qui n’est rien dans l’espèce, mais en fonction du Mimisme découvert par Jousse. »

Pour Marcel Jousse (1886-1961), dans tout phénomène humain, le mimisme est constamment à l’œuvre. Ce terme signifie simplement que « L’anthropos mime l’univers » – qu’il le veuille ou non. C’est pourquoi Jousse considère qu’un manque de compréhension de ce mécanisme anthropologique de base ne peut conduire qu’à des méthodes scientifiques erronées, génératrices de pseudo-problèmes apparemment insolubles.

La face lumineuse du mimisme est la capacité qu’il donne à notre espèce de connaître, de s’adapter, d’inventer, de conserver et de transmettre ses connaissances, et par conséquent de développer une incroyable diversité de cultures et de sociétés, avec leurs langues, leurs manières de vivre, leurs croyances et leurs techniques…
Par rapport à elle-même et par rapport au monde qui l’entoure, cette puissance créatrice de notre espèce implique une redoutable responsabilité collective, dans la mesure où elle peut avoir des conséquences destructrices, à des échelles dans le temps et dans l’espace qui dépassent radicalement celles de notre perception individuelle. Le 20ème siècle en a apporté maints témoignages tragiques. La catastrophe écologique mondiale qui ne peut plus être niée en ce début de 21ème siècle se conjugue avec les menaces pré-existantes de violences inter-humaines, que ce soit le fait d’individus isolés, de groupes terroristes, d’États autoritaires, de pouvoirs économiques et financiers transnationaux, de guerres civiles ou de conflits entre États rivaux…

Lire la suite de la présentation du thème

Les interventions

Gabriel Bourdin – professeur d’anthropologie à l’UNAM (Mexique) :
«La tournure rituelle. Violence, mimisme et désenchantement du monde dans les sociétés du XXIe siècle.»

Résumé de la communication

Muriel Roland – artiste de théâtre, chercheuse, doctorante :
«René Girard et Marcel Jousse : une complémentarité permettant de mieux comprendre la violence ?»

Pour René Girard, le désir mimétique est à l’origine de la violence humaine. C’est pour réguler cette violence que les communautés ont de tous temps et en tous lieux pratiqué sacrifices et rituels, ceci conduisant à la naissance du sacré, et par conséquent, de la culture. Pour Marcel Jousse, c’est le mimisme qui permet la transmission gestuelle, laquelle humanise littéralement et pacifie les individus comme les communautés. Ces deux versants de la mimésis et leur nécessaire articulation sont au centre du message des évangiles et ce n’est pas un hasard si les deux hommes ont fait du texte biblique leur terrain de prédilection.

Titus Jacquignon – doctorant :
«La vie est un combat : le thème de la violence dans les cours de Marcel Jousse»

La violence, mais plus largement la lutte et le combat, sont omniprésents dans les cours de Marcel Jousse. Pour mieux s’en rendre compte, il suffit d’y rechercher les thèmes opposés : la douceur ou la paix – elles n’y apparaissent que furtivement. Même la confraternisation dont il parle n’est pas la paix, mais plutôt une après-guerre – peut-être une entre-deux-guerres.
Deux aspects principaux du thème se détachent clairement. Le titre de mon intervention a en fait une double signification :
• La violence de Marcel Jousse dans ses cours, stylistiquement et intellectuellement, à des fins pédagogiques.
• La violence, la lutte, le combat, dans le monde anthropologique et social (et dans le monde animal).
Ce sera mon plan de route.

Thomas Marshall – docteur en sciences de la communication :
«Comment cesser notre autodestruction ? Vers une culture de la transformation des traumatismes.»

Les violences exercées de façon intentionnelle ou non par les êtres humains envers leurs congénères et sur les systèmes écologiques ont pris une ampleur telle que leurs effets dans l’espace et le temps échappent radicalement à nos capacités de perception. Notre incapacité collective à tirer des conséquences pratiques des alertes présentées par les scientifiques donne l’impression que les sociétés technologiquement avancées du monde entier sont engagées dans une dynamique d’auto-destruction impactant l’ensemble de la vie sur Terre. Cette situation suscite chez un grand nombre de nos contemporains, les jeunes en particulier, une grande anxiété.
Jousse a nourri son anthropologie du mimisme notamment des observations des cliniciens de la « santé mentale », à la suite des recherches de son maître Pierre Janet. Il a formulé des diagnostics sur les maladies de civilisation dont nous étions selon lui victimes, en s’inspirant de la terminologie médicale. Cette démarche d’investigation psycho-physiologique des maux contemporains de notre espèce mérite d’être réactualisée à la lumière des découvertes de ces dernières décennies sur le système nerveux, et en particulier sur les mécanismes de survie impliqués dans l’apparition, dans la reproduction et dans la possible transformation des traumatismes individuels et collectifs.

Déroulement

Le séminaire sera animé par Thomas Marshall.
Chaque intervenant disposera d’un temps maximum de 30 minutes pour son intervention, suivie de 10 minutes de questions et échanges avec l’auditoire.

 

Revenez sur cette page début novembre pour en savoir plus !

Marcel Jousse y la antropologia del gesto / Revista Pelicano

Un artículo de Gabriel Luis Bourdin, Universidad Nacional Autónoma de México, publicado en la Revista Pelicano en agosto de 2016.

Resumen
La obra de Marcel Jousse, jesuita, antropólogo y lingüista francés (1886-1961), es una de las más trascendentes y singulares creaciones del pensamiento antropológico del siglo XX y es, curiosamente, una de las menos conocidas por el lector especializado en temas de antropología y ciencias del lenguaje, sin mencionar a un público
más general. El objetivo de esta presentación es testimoniar la perenne vigencia de la nueva ciencia del gesto y del mimismo inaugurada por Jousse, en la primera mitad del siglo XX. L’anthropologie du geste es la obra que compendia el pensamiento y las investigaciones de Jousse. Fue compuesta partiendo de un proyecto de sistematización de su enseñanza científica, que es principalmente oral. Se incorporaron a esa síntesis varias de sus memorias, publicadas inicialmente en forma separada. El presente artículo hace referencia a otra fuente principal para el estudio de la obra de Jousse, que son los llamados Cursos orales, impartidos por Jousse entre 1931 y 1957 en la Sorbona, la Escuela de Antropología y otras importantes casas de altos estudios de Francia, cursos taquigrafiados por profesionales en este tipo de registro y transcriptos posteriormente por G. Baron.

Palabras clave: Antropología, gesto, mimismo.

Descargar el artículo de la Revista Pelicano

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