chercheur, anthropologue, pédagogue

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Au programme des rencontres 2020 de l’Association Marcel Jousse

Voir ou revoir les présentations de samedi et de dimanche

Soyons présents même si nous sommes loin !

Cette année, les circonstances exceptionnelles ne permettant pas l’organisation des rencontres habituelles à Paris, nous avons décidé d’expérimenter un déroulement adapté en vidéo-conférence.

Nous espérons que vous serez nombreux à vous joindre à nous, grâce à l’internet, où que vous habitiez en France ou dans le monde. Ces rencontres sont gratuites et ouvertes à toutes les personnes curieuses de connaître l’anthropologie initiée par le Professeur Marcel Jousse… elle reste encore peu connue et est pourtant d’une étonnante actualité.

La puissance des télécommunications ne produit toutefois pas la même chose que d’être corporellement présents dans la même pièce. C’est pourquoi nous demanderons particulièrement aux intervenants et intervenantes de veiller à la connexion avec nous en s’exprimant de la façon la plus compréhensible et vivante possible.

Pour ménager notre attention, les temps d’intervention sont délibérément courts et vous permettront de poser des questions. Des supports écrits pourront aussi être partagés par celles et ceux qui voudraient en dire davantage… Et puisqu’il n’y a pas de contraintes de déplacement, pourquoi ne pas organiser d’autres séances d’ici la fin du mois de novembre pour approfondir l’un des sujets avec les personnes intéressées ?

Notre abonnement sur Zoom permet de réunir jusqu’à 100 participants en simultané. Le fait d’avoir une caméra et un micro installés sur votre ordinateur n’est pas nécessaire pour assister aux présentations, mais c’est préférable si vous souhaitez vous joindre aux temps d’échanges en groupes proposés à la suite. Comme indiqué plus bas, vous pouvez même suivre les présentations avec un simple téléphone.

Si jamais nous atteignions la limite de 100 participants et que vous ne puissiez pas vous connecter à Zoom, j’indiquerai sur cette page comment voir malgré tout les présentations.

Il sera aussi possible de suivre les temps de présentation en différé jusqu’à la fin de mois de novembre, si vous êtes indisponible pour participer en direct. Toutefois, ces vidéos n’ont pas vocation à être publiées de façon pérenne.

Suite à l’appel à contribution, nous avons le plaisir de vous présenter le programme prévisionnel de nos rencontres.

Thomas Marshall  (organisateur des rencontres, membre du Bureau de l’Association Marcel Jousse)

 

Voici le déroulement effectif de ces rencontres qui ont réuni samedi et dimanche environ 35 participants, et que vous pouvez suivre en différé.

Si vous souhaitez être informé d’éventuelles suites à ces échanges dans les jours qui viennent, merci de vous inscrire à la lettre d’informations. Vous pouvez aussi nous écrire pour demander à rejoindre le réseau social « Réseau Marcel Jousse » sur la plateforme Whaller afin de partager avec d’autres passionnés de la pensée de Jousse et de ses prolongements contemporains.

Samedi 14 novembre de 14h30 à 17h :
Comprendre et diffuser la pensée de Jousse

L’enregistrement de la réunion sur You Tube (accessible jusqu’à fin novembre)

Le programme

14h15 – Ouverture de la salle sur Zoom. Proposition de découvrir des histoires du pays de Jousse trouvées ici.

14h30 – Accueil par Thomas Marshall : présentation du déroulement, des possibilités d’interaction via Zoom

14h45 – Edgard Sienaert (15 min de présentation + 10 min de questions)

Comment et pourquoi j’ai intitulé mon livre en anglais sur Jousse : In search of coherence – « En quête de cohérence » ou « A la recherche d’une cohérence »

Edgard Sienaert est chercheur associé honoraire de l’Université du Free State à Bloemfontein en Afrique du Sud. Il est le traducteur en anglais de l’œuvre de Jousse. Il est président de l’Association Marcel Jousse depuis 2015. En savoir plus

15h10 – Titus Jacquignon (15 min de présentation + 10 min de questions)

« Le récit, le geste et le rythme » : un vade-mecum pour explorer la pensée de Jousse

Je présenterai le plan d’ensemble de ma thèse sur l’anthropologie de Jousse. J’ai travaillé à partir du corpus des transcriptions de cours de Jousse, là où sa pensée se donne de façon vivante. J’en ai effectué une synthèse afin de la rendre plus facile d’accès. Je vois dans l’anthropologie de l’expression humaine proposée par Jousse les ressources pour une approche des mondes non-modernes qui échappe à l’ethnocentrisme et à la colonisation culturelle.

Titus Jacquignon est dans l’attente de la soutenance de sa thèse de doctorat en sciences du langage à l’Université Bordeaux Montaigne, sous la direction de Jean Rémi Lapaire. Il est membre du Bureau de l’Association Marcel Jousse depuis 2015.

15h35 – Gabriel Bourdin (15 min de présentation + 10 min de questions)

A propos de mon travail pour faire connaître l’anthropologie de Jousse en Amérique Latine

Je vous parlerai de mon livre « La Jungla Antropológica », et de la traduction en espagnol du livre qui a fait connaître Jousse en 1925 : « Le style oral ».

Originaire d’Argentine, Gabriel Bourdin est professeur d’anthropologie à l’Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM).

16h – Pause

16h10 – Clara-Elisabeth Vasseur (15 min de présentation + 10 min de questions)

L’aventure d’une thèse – Un travail d’équipe et non une traversée en solitaire

Entre la mise en place du projet de cotutelle en 2016, le moment critique de la soutenance il y a un an et l’achèvement avec la publication l’an prochain du livre chez Beauchesne, ce projet m’a conduit à des rencontres et à la découverte de documents historiques, qui seront publiés pour la première fois. Je présenterai mon plan général – tripartite – et comment se fait le passage entre « Marcel Jousse, philosophe, Dialogue avec Bergson. » (la thèse) et « Marcel Jousse, lecteur de Bergson » (le livre).

Clara-Elisabeth Vasseur a obtenu en 2020 un doctorat en philosophie pour sa thèse menée sous la direction d’Emmanuel Falque (Institut Catholique de Paris) et de Walter Schweidler, KU Eichstätt-Ingolstadt.

16h35 – Muriel Roland (15 min de présentation + 10 min de questions)

Le geste ou la fabrique du corps humain

Le corps humain produit-il des gestes ou est-il produit par des gestes? Au carrefour entre le corps matériel et les gestes culturels de la verticalisation, de la bipédie, etc., le Devenir-corps-psyché humain fait apparaître le geste comme instance majeure et nécessaire de l’humanisation.

Muriel Roland est artiste de théâtre, doctorante. Sa thèse en cours de rédaction a pour titre : « Le geste actoral antagoniste : Faire-voir-entendre le Devenir-corps de la psyché et le Devenir-psyché du corps », sous la direction de Katia Légeret.

17h – Clôture

17h05 – Fin de la séance

17h15 à 17h45 – Le Off : Après une petite pause, possibilité d’échanges informels en plusieurs groupes avec un ou plusieurs intervenants de l’après-midi.

 

Dimanche 15 novembre de 10h à 13h

Assemblée Générale

10h – Rapport moral et rapport financier : lecture et questions. Le vote, pour les membres à jour de leur cotisation, est par correspondance (mèl ou courrier).
Informations et questions diverses.

Recherches anthropologiques sur Jésus, la Bible et les Évangiles

L’enregistrement de la réunion sur You Tube  (accessible jusqu’à fin novembre)

10h40 – Francisco Garcia (15 min de présentation + 15 min de discussion)

Autour du plan de recherche pour ma thèse de doctorat : « La dimension trinitaire du geste humain dans l’Anthropologie de Marcel Jousse »

Francisco Garcia est curé d’un village appelé Abrera, en Espagne. Il prépare actuellement un doctorat en Théologie Spirituelle à l’Université Pontificale de Comillas à Madrid.

11h10 – Pierre Perrier (30 min de présentation + 20 min de discussion)

Annonce de la publication imminente du livre « Les Braises de la Révélation »

Cet ouvrage est le produit de cinq ans de travaux de Pierre Perrier et Bernard Scherrer pour retrouver le texte source en araméen oral, antérieur à la traduction et mise par écrit en grec des évangiles de Pierre (Marc) et Jean. C’est un livre avec une traduction en français mémorisable, pour permettre une tradition de style global-oral dans le cadre des groupes de mémorisation de « l’Évangile au cœur ». Mais ce sera aussi un des textes de base qui seront examinés dans le colloque du Vatican en 2021 sur la révision de l’histoire des premiers siècles chrétiens.

12h00 – Guylain Prince (30 min de présentation + 15 min de discussion)

Inviter Marcel Jousse au conclave de John P. Meier : La contribution d’une approche ethno-culturelle dans la quête du Jésus historique

Guylain Prince est franciscain, prêtre et bibliste. Il a été membre du conseil d’administration de l’Association canadienne du récitatif biblique pendant près de 30 ans. Il a traduit et commenté les textes, ainsi que composé des mélodies de récitatifs. Depuis septembre 2017, il poursuit sa recherche sur la contribution de Marcel Jousse à la recherche historique sur Jésus.

12h45 – Clôture de la séance

13h – Fin des rencontres

Rencontres à distance les 14 et 15 novembre : appel à contribution

La crise sanitaire ne nous permet pas de nous réunir à Paris comme chaque année, en novembre.
Le Bureau de l’Association Marcel Jousse a donc décidé de proposer un temps de présentations et échanges, ainsi que l’Assemblée Générale, par visioconférence.

La séance consacrée aux interventions aura lieu le samedi 14 novembre après-midi, en principe de 14h30 à 17h.

L’assemblée générale annuelle se tiendra : le dimanche 15 novembre à 10h. Et nous continuerons nos échanges jusqu’à 13h, en fonction des propositions et demandes.

Vous pouvez encore soutenir l’association par votre cotisation pour l’année 2020.

Les modalités de vidéo-conférence

L’Association Marcel Jousse a pris un abonnement à Zoom pour disposer d’un service de vidéo-conférence de qualité (par internet). Il sera possible d’accueillir jusqu’à 100 participants simultanément. Comme dans une grande salle, seuls l’orateur ou l’oratrice pourront s’exprimer, sauf si nous « donnons le micro » à un participant qui souhaite intervenir. En parallèle, un canal de partage par des messages textuels pourra être utilisé pour poser des questions. Enfin, s’il y a un besoin d’interactivité plus important, il sera possible de partager l’assemblée en plus petits groupes pour une durée déterminée.

Nous avons le souci que ce dispositif technique ne soit pas excluant. Il sera donc possible de s’y connecter soit par le biais d’un ordinateur, soit à défaut par le biais d’une ligne téléphonique (fixe ou portable). Nous vous donnerons des instructions précises pour faciliter votre connexion.

Le programme limite volontairement la durée des activités sur chaque journée afin de ménager nos capacités de concentration et la fatigue visuelle. Si nous avions trop d’interventions prévues par rapport au temps imparti, nous pourrons envisager d’ajouter des créneaux sur d’autres journées de novembre.

Pour palier à la moindre convivialité de la vidéo-conférence, pourquoi ne pas vous réunir à cette occasion avec quelques personnes de votre région qui s’intéressent à la pensée de Jousse ? L’écran de l’ordinateur dans le salon et hop, vous pouvez regarder ensemble des présentations et en discuter ensuite.

Appel à contributions

Chaque année, les rencontres de l’Association sont l’occasion de partager et de croiser une diversité de recherches théoriques et/ou appliquées en lien avec l’anthropologie du geste de Jousse. Il y a parfois une séance avec plusieurs conférences autour d’un thème. Nous n’en avons pas pour l’instant, donc nous sommes ouverts à toute proposition.

Nous serions particulièrement heureux d’accueillir des interventions de personnes qui n’ont pas habituellement la possibilité de se déplacer pour un week-end à Paris, qu’elles vivent en France ou partout ailleurs.

Il sera possible, pour les intervenants qui l’acceptent, que nous fassions un enregistrement vidéo de leur présentation : soit à conserver de façon interne à l’association, soit pour une diffusion sur la chaîne You Tube de l’association, de façon à donner une audience plus grande et pérenne à des présentations susceptibles d’intéresser un public plus large.

D’ailleurs, l’Association pourrait produire davantage de vidéos : nous avons pour cela besoin de bénévole(s) ayant un ordinateur assez puissant et le savoir-faire pour réaliser des montages simples. Contactez-nous !

Pour votre contribution, merci de nous écrire de préférence d’ici fin octobre en précisant :
– un titre et un court résumé pour votre intervention,
– la durée dont vous souhaitez disposer (10, 20, 30, 40 minutes).

Un temps de coordination préalable avec les membres du bureau et de test technique aura lieu afin que tout se passe de la manière la plus fluide possible le jour J.

Une sémiologie sans signe : Marcel Jousse et la linguistique de son temps

Pierre-Yves Testenoire est chercheur en sciences du langage à l’Université de la Sorbonne. Il s’est intéressé à l’œuvre de Marcel Jousse à la suite de ses recherches en histoire de la linguistique sur Antoine Meillet.

Il a publié un article sur Marcel Jousse dans un ouvrage collectif publié en 2019, et ce texte est désormais accessible sur le site des Archives ouvertes HAL.

Le grand mérite de cet article est de resituer le positionnement de Jousse en tant que chercheur vis-à-vis du champ des recherches en linguistique de son époque.
« L’anthropologie linguistique de Marcel Jousse (1886-1961) se situe à la confluence de trois disciplines : la psychologie, l’ethnologie et la linguistique. Cet éclectisme disciplinaire est ce qui fait l’originalité de son projet scientifique : elle est typique d’un autodidacte, libéré des contraintes académiques par son statut de jésuite. »

Pierre-Yves Testenoire a pu collecter de nombreuses citations dispersées à travers les transcriptions des cours de Jousse. Dans son enseignement, il faisait volontiers référence à d’autres chercheurs de son temps, pour les mettre en perspective avec son propre travail, ou pour exprimer sa reconnaissance à ceux qui l’ont influencé, mais aussi pour s’appuyer sur leur autorité afin de donner plus de crédit à ses thèses.

Au sein du paysage plus large des sciences du langage, on voit ainsi Jousse payant le prix de sa liberté académique par un fort isolement. Pierre-Yves Testenoire mentionne ainsi des courants de recherche contemporains que Jousse semble avoir ignoré et qui réciproquement n’ont pas connu ou reconnu son travail. Et d’autres auquel Jousse fait référence auprès de son auditoire, sans pour autant s’inscrire à leur suite sur le plan théorique, motivé par la recherche d’une reconnaissance en tant que chercheur, qui ne lui est pas acquise du fait de son statut hors-université.

On comprend que son projet scientifique, très personnel dans sa genèse, et développé de façon indépendante, garde aujourd’hui encore un caractère singulier, et donc difficile d’approche pour qui y cherche des cadres de référence connus dans les disciplines académiques : ses concepts, méthodes, et même modes de communication scientifique sont déroutants.

On peut faire l’hypothèse que Jousse tente le dialogue avec les chercheurs de son temps, mais en se situant en dehors de leur monde, un peu comme le ferait un ethnologue en mission. Il est en effet resté à Paris un indigène de la campagne sarthoise, partagé entre d’une part une impérieuse fidélité à lui-même, c’est-à-dire au milieu dont il est issu, et d’autre part sa vocation à faire connaître et comprendre dans le milieu intellectuel urbain la richesse du « paysannisme ». Ce concept, forgé à la manière d’un penseur anti-colonial comme Aimé Césaire l’a fait pour la « négritude », entend ouvrir les yeux aux citadins alphabétisés à qui il s’adresse, au sujet des ressources insoupçonnées d’intelligence et de savoirs qui existent en dehors de leurs livres et de leurs écoles.

On peut ainsi mieux saisir la perspective de Jousse en (re)lisant ce qu’écrit à son sujet un des grands auteurs du mouvement de la négritude, Leopold Sedar Senghor, dans une lettre de 1968, alors qu’il accepte, à la création de la « Fondation Marcel Jousse », de rejoindre son comité de parrainage (où l’on trouve fort peu d’universitaires) :

« Je me suis toujours intéressé à Marcel Jousse que j’ai connu. Il m’a appris à aller à la racine des ethnies et partant, des hommes, à creuser jusqu’aux plus profondes couches géologiques de l’homme pour capter la source à son premier jaillissement…
Comme vous le savez, l’Anthropologie revêt de nos jours une importance particulière, singulièrement dans les pays en voie de développement. En effet, il y a là un riche champ d’expérience et de vastes perspectives de recherche en direction de la pensée de l’homme et de ses diverses formes d’expression…
Ceci pose, bien sûr, tout le problème de la Négritude dont le mode de pensée est la saisie du réel et du concret à travers l’image symbole et l’analogie.
A l’ère de l’atome et des vols spatiaux, les formes de pensée, particulièrement celles de l’Europe, sont en pleine crise. Cela, parce que le progrès de la technologie ne permet plus la sclérose et le vieillissement, mais pousse l’homme à faire resurgir du tréfonds de sa civilisation présente la source primordiale de vie et de mouvement.
Ce style nouveau inaugure l’avènement de la civilisation de l’universel qui sera l’apport commun de toutes les valeurs de cultures, sans distinction de race et de croyance. »

Thomas Marshall

Appel à contribution pour la revue Studia Anthropologica

Gabriel Bourdin, Professeur à l’UNAM (Université Nationale Autonome du Mexique), invite les chercheurs en lien avec l’Association Marcel Jousse à proposer un article pour la publication l’an prochain d’un dossier spécial sur l’Anthropologie du Mimisme de Marcel Jousse.

Le but est de faire connaître cette voie de recherche au Mexique, qui est considérée comme une avancée.

Il s’agit d’une revue scientifique sous forme électronique, dont le premier numéro sera publié en 2020.

Les contributions doivent être envoyés avant le 1er mai 2020.

Pour en savoir plus, consulter le document pdf :

Au programme des rencontres de novembre 2019

Pour annoncer votre participation samedi et/ou dimanche ainsi que vous inscrire pour les repas, merci d’écrire à Elisabeth d’Eudeville : elisabeth.deudeville (arobase) gmail.com

Samedi 9 novembre

Conférence sur la didactique des langues : « Engager le corps dans des actes vivants de compréhension de pédagogies (post)-joussienne à l’Université, en sciences et en humanités »

De 10h à 12h, par Jean Rémi Lapaire, Professeur du Department of English Studies, Université Bordeaux Montaigne.

Repas

12h 15 : Déjeuner froid, sur place, sur inscription préalable

Atelier : « Demeurez dans le geste ! »

De 14h à 17h30, par Pierre Février, ingénieur (Michelin, Clermont-Ferrand). Cet atelier fait suite à celui proposé l’an dernier sur le thème : « Le changement humain, un geste après l’autre« 

Nous travaillerons ensemble sur :

– le geste du lâcher prise, de la douceur et du relâchement

– le geste d’ancrage

– le geste de la légèreté et de l’état de joie

– le geste pour développer sa présence

– le geste de l’acceptation, le geste du pardon

– le geste de la parole impeccable


Dimanche 10 novembre

Assemblée générale

De 10h à 11h30 : Vote du rapport moral et du rapport financier.

Conférence : « Jousse et Jean Epstein: anthropologie du mimisme et philosophie du cinéma« 

De 11h30 à 12h30, par Gabriel Bourdin, Professeur d’anthropologie à l’Université autonome du Mexique.

Repas

12h45 : Déjeuner froid, sur place, sur inscription préalable

Échanges autour des travaux des membres de l’association

De 14h à 17h


A propos des intervenants

Pierre Février

J’ai un diplôme d’ingénieur et un doctorat dans la spécialité dynamique des fluides. Après un post-doctorat aux États-Unis, j’ai rejoint le groupe Michelin en Recherche et Développement. J’ai travaillé pendant 9 ans dans le domaine de la recherche sur les problématiques d’adhérences, de sécurité routière et de comportement des véhicules, en tant que chercheur puis manager d’équipe. Puis j’ai été chef projet et manager pendant 7 ans dans la conception des pneumatiques tourisme. Depuis 2018, je travaille dans le service ressources humaines. En parallèle, j’ai une pratique régulière du théâtre en tant qu’amateur dans une troupe depuis 15 ans.

Conférences : L’anthropologie du geste au Mexique

Gabriel Bourdin, Anthropologue de l’Institut de recherches anthropologiques, à l’Université Nationale autonome de Mexico, est présent actuellement à Paris et va donner une série de conférences.

Attention : les dates ont été modifiées.

Dans le cadre de la Chaire Miguel Alemàn Valdès de la Sorbonne, Université Paris IV

Première conférence, mardi 7/05 de 17h à 19h : Anthropologie du corps chez les Mayas. Une étude anthropologique basée sur l’anthropologie du mimisme et du geste de Marcel Jousse en relation avec la tradition culturel mésoaméricaine (en espagnol).

Lieu : 15 rue de l’école de médecine, escalier B, 4e étage – métro Odéon

Seconde conférence, jeudi 09/05 de 14h30 à 16h30 : Les émotions dans la langue maya du Yucatan durant la période coloniale et la période contemporaine. Cette conférence (en espagnol) est destinée à étudier les relations entre le langage, le le corps, le mental et la société. La sémantique cognitive sera utilisée, ainsi que l’anthropologie du geste triphasé de Jousse.

Lieu : département des études ibériques, 31 rue Gay Lussac – métro Luxembourg

A l’initiative de l’Association Marcel Jousse

Mardi 14/05 de 19h30-21h30 : Il fera une présentation de ses prochaines publications et partagera sa perception de l’actualité de la pensée de Jousse, notamment dans le domaine de l’éducation et du dialogue entre les religions.

Lieu : 92 bis Bd du Montparnasse – 75014 Paris

Publications de Gabriel Bourdin à venir

La jungla antropológica. Una introducciòn a la antropología del gesto de Marcel Jousse

El estilo oral rítmico y mnemotécnico de los verbo-motores. Traduction en espagnol de l’œuvre de Marcel Jousse (1925), précédée d’un essai introductif.

Des vidéos de cours en espagnol sur l’anthropologie de Jousse

Gabriel Bourdin, professeur d’anthropologie à l’UNAM (Mexique), présente sur une nouvelle chaîne You Tube les cours qu’il a donné en 2018 à propos de la pensée de Jousse.

Le premier cours :

Les cours suivants :

16 de febrero 2018 / 23 de febrero 20182 de marzo 2018 / 16 de marzo 2018 / 6 de abril 20184 de mayo 2018 / 11 de mayo 2018 / 31 de agosto 2018

Un séjour en France du Pr Bourdin est en projet pour 2019.

Les arts vivants de la transformation # 1 : à Paris du 16/10 au 5/11 2018

Muriel Roland s’est jointe à Fabrice Nicot, un chercheur croisant lui aussi théâtre et anthropologie (Paris 8 / université d’Haïti), pour mettre en œuvre un projet de recherches interculturelles et de création, pendant 2 ans, autour du thème des « arts vivants de la transformation ».

L’Association Marcel Jousse est partenaire de ce projet, soutenu par plusieurs institutions dont la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord.

Pour en savoir plus sur le projet

Une première série d’activités publiques a lieu à Paris, avec des chercheurs et des représentants des communautés du vaudou haïtien, invités par Fabrice Nicot.

Au delà des clichés, qu’est-ce que le vaudou ?

Un témoignage de Muriel Roland

Programme des activités au théâtre Le Vent se Lève

Le vaudou : une culture animiste souvent réduite à des caricatures

Voici quelques extraits intéressants de l’article publié sur Wikipédia :

« Le vaudou désigne donc l’ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance. Il est l’affirmation d’un monde surnaturel, mais aussi l’ensemble des procédures permettant d’entrer en relation avec celui-ci. »

« Le vaudou peut être décrit comme une culture, un héritage, une philosophie, un art, des danses, un langage, un art de la médecine, un style de musique, une justice, un pouvoir, une tradition orale et des rites. »

« La pratique de leur religion et culture était interdite par les colons, passible de mort ou d’emprisonnement, et se pratiquait par conséquent en secret. Le vaudou a cependant intégré les rites et conceptions catholiques, le rendant ainsi acceptable. Ainsi est né le « vaudou chrétien ». Dans les années 1950, le Vatican a fait la paix avec le culte vaudou. »

« Le vaudou vient d’Afrique de l’Ouest, mais on pratique aussi un vaudou partout où des esclaves africains ont été déportés. (…) À l’image des langues créoles parlées par les descendants d’esclaves à travers le monde, les vaudous des « nouveaux mondes » sont des mélanges entre différentes religions d’origines africaines (vaudou ou pas) et celles des sociétés esclavagistes.

La brutalité subie par les esclaves pour créer un climat constant « d’état de choc » chez les captifs est sans doute à l’origine de cette utilisation souvent de « terreur » et de vengeance du vaudou que l’on retrouve chez les pratiquants descendants d’esclaves, qui utilisèrent cette religion en réponse à des actes d’une cruauté difficilement concevable, commis par leurs maîtres européens.

Une stratégie de « terreur par le vaudou » utilisée contre les oppresseurs et transmise ensuite de génération en génération notamment chez les colons blancs, terreurs qui se sont finalement retrouvées dans les scénarios de films des studios hollywoodiens par exemple qui ont largement diffusé à grande échelle cette image négative et guerrière du vaudou. »

Témoignage de Muriel Roland (21/10/2018)

Après rencontre et travail avec les prêtresses vaudou et le tambourineur, je dois dire qu’on pourrait rajouter :

– Un énorme répertoire oral de chansons, récits, en plusieurs langues : créoles, mais aussi fons, yoruba – langues africaines qui perdurent dans le Vaudou

– Un énorme travail sur la mémoire et sa transformation

– Une énorme connaissance thérapeutique, quasi psychanalytique, à l’aide du chant, d’une sorte de « dramathérapie », de plantes, etc.

– Un énorme AMOUR et une COMPASSION incroyable, dont on se sent baignés lors du travail avec ces personnes. Les communautés vaudous sont d’ailleurs des familles, pas de sang, mais l’initiatrice est appelé Maman.

– Un travail sur le geste incarné qui va très loin, qui porte une connaissance du corps incroyablement savante, et qui rejoint beaucoup le travail sur les récitatifs, mais fait avec une admirable présence, un corps très bien placé. Des corps qui gestent et oralisent du matin au soir, comme ils respirent…

Enfin, c’est magnifique, c’est sublime, je suis conquise… Tout est geste dans cet art et cet art de vivre ! »

Les arts vivants de la « transformation » dans le monde

Un patrimoine culturel immatériel  à préserver
Afrique, Amérique Latine, Caraïbes, Inde, Chine, Europe…

L’Association Marcel Jousse est l’un des partenaires de ce projet de recherches et de création. En effet, pour Edgard Sienaert, la « transformation » est un thème central de l’anthropologie dynamique développée par Jousse. Et les traditions de « style global – oral » encore vivantes dans le monde peuvent être une importante source d’inspiration pour nous autres Occidentaux de « style écrit », culturellement dissociés entre ‘corps’ et ‘esprit’.

Résumé du projet

Ce projet s’intéresse aux arts vivants de la « transformation » selon l’expression employée par Dariusz Kociński, le théoricien de l’actuel Institut Grotowski de Wroclaw (Pologne), pour désigner un processus artistique visant moins l’effet produit sur le spectateur que la « transformation » de l’artiste durant son action.
Ce projet interroge par des enquêtes de terrain de plusieurs mois, voir de plusieurs années, selon la méthode de l’observateur participant, les traditions des arts vivants de la ‘Transformation’ du vaudou (Haïti et Bénin), des chants védiques (Inde) et de certains arts vivants chrétiens (Europe, Éthiopie).

Il est une continuation du programme ‘Sources et transformation‘ de l’Académie des Arts sacrés Andreï Tarkovski (parrainé par le fils du réalisateur russe), fondée et dirigée en 2014 puis 2015 par Fabrice Nicot à l’abbaye de Pontigny, ayant regroupé plusieurs centaines d’artistes et de chercheurs.

Il questionne les traditions, en tant que processus de transmission à travers des ateliers créatifs menés avec et par les communautés dans l’optique de créer des programmes endogènes de préservation, transmission et réactualisation des patrimoines intangibles des arts vivants de la ‘transformation’.

Il s’agit d’un projet collectif, fondé sur un réseau d’artistes et de chercheurs internationaux des arts de la transformation (Haïti, Amérique Latine, Inde, Afrique, Europe, etc.) qui a déjà fidélisé plusieurs institutions et mécènes (fondations, SCAC des ambassades de France, Instituts Français, Alliances françaises, UNESCO, Universités, sponsors et mécènes divers…)

Calendrier global

La première année de ce projet (2018-2019) est consacrée aux arts vivants de la ‘transformation’ du vaudou Haïtien.

Ces arts suscitent depuis longtemps l’intérêt des metteurs en scène et pédagogues de théâtre, en premier lieu Grotowski et ses héritiers. Cette tradition reste cependant très décriée dans son propre pays et n’intéresse souvent les artistes haïtiens qu’à travers des formes spectaculaires facilement commercialisables (folklore, concerts, pastiches de ‘rituels’ pour touristes). Souvent utilisé et détourné de son sens, la tradition des arts vivants du vaudou dépérit progressivement et les communautés peinent à faire entendre leurs voix.

L’année 2019-2020 sera consacrée à un élargissement de la recherche sur les arts vivants de la ‘transformation’ notamment à travers les chants védiques, l’Énergétique de tradition chinoise appliquée à la formation de l’acteur, ainsi qu’à un programme de revivification des arts de la ‘transformation’ en Europe (chants grégoriens, théâtre…).

L’équipe scientifique

Fabrice Nicot (France) : Responsable du projet. Doctorant et chargé de cours à l’université de Paris 8 (recherche théâtrale) et à l’Université d’État d’Haïti (anthropologie). Chercheur, enseignant, metteur en scène, comédien, critique d’art et producteur d’événements culturels.

Muriel Roland : Co responsable du projet. Doctorante en étude théâtrale et  chargée de cours à l’Université Paris 8, diplômée de l’École internationale de Mimodrame Marcel Marceau de Paris.

Georges Banu : Professeur à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, il est l’auteur de nombreux essais fondamentaux sur le théâtre.

Leszek Kolankiewicz : Professeur au Département de théâtre et de spectacles de l’Institut de culture polonaise de l’ Université de Varsovie

Jérôme Alexandre : Docteur en Lettres classiques (Paris X, sous la direction d’Yves-Marie Duval) et docteur en théologie de l’Institut catholique de Paris.

Thibault Honoré : Maître de conférences en Arts Plastiques (Université de Bretagne Occidentale)

Jean-François Favreau : Avec l’Institut Grotowski, il mène des études sur le chant de tradition orale, notamment en Corse, Sardaigne, Sicile, Arménie, Ukraine… et dirige un ensemble de dramaturgie-sonore à partir des chants des îles méditerranéennes, In medias res.

Sergeï Kovalevich (Russie) : Fondateur et directeur artistique du Théâtre Observatoire International. Chercheur en anthropologie théâtrale et réalisateur de documentaires anthropologiques.

Lina do Carmo : Chorégraphe, danseuse-mime, chercheuse. Docteure en Arts de scènes de l’Université de Bourgogne Franche-Comté.

Mercedes Chanquia Aguirre : Pianiste diplômée du Conservatoire National de Musique de Buenos Aires, danseuse, chorégraphe, comédienne et metteuse en scène.

Miléna Kartowski-Aïach : Chanteuse, auteure et metteure en scène. Elle a fondé la compagnie les Haïm, qui développe depuis plusieurs années des créations de théâtre anthropologique. Doctorante en anthropologie à l’université d’Aix-Marseille.

Publication d’un nouveau recueil de textes de Jousse en anglais

Memory, Memorization and Memorizer. The Galilean Oral-Style Tradition and Its Traditionists

est édité par Cascade Books (Eugene, Oregon, USA) dans la collection Biblical Performance Criticism.

Il s’agit d’une sélection de textes du Professeur Marcel Jousse composée, traduite et commentée par Edgard Sienaert.

L’ouvrage est préfacé par Werner H. Kelber, professeur honoraire en études du Nouveau Testament à Rice University (Texas, USA).

Traduction du titre : « Mémoire,  mémorisation, et mémoriseurs – La tradition galiléenne de Style oral et ses traditionneurs »

Extraits de la 4ème de couverture

« Cet ouvrage traite de la parole orale. Il traite des paroles prononcées au 1er siècle de notre ère, et mises par écrit beaucoup plus tard, dans des textes qui ne faisaient que confirmer ce qui avait été dit et fait. »

« Dans ses travaux, Jousse répond en fait à la question fondamentale qu’il se pose à lui-même :

Comment l’être humain a t-il réussi, au milieu de tout ce qui a agité l’univers pendant des centaines et des centaines d’années, à conserver la mémoire précise de mots et de gestes transmis fidèlement de génération en génération, comme s’ils avaient été enregistrés ?

Dans toutes les sociétés de tradition orale, la tradition c’est la mémoire.

Ceci est encore plus vrai s’agissant de la Galilée ancienne car elle a réussi à mettre au point un procédé de mémorisation jamais égalé depuis.

L’ouvrage d’Edgard Sienaert apporte un éclairage précis sur la manière dont les paroles et les gestes de Iéshoua ont été « enregistrés » si parfaitement dans les mémoires, tant à l’intérieur de la Palestine qu’à l’extérieur jusqu’à finalement parvenir jusqu’à nous qui pouvons ainsi nous nourrir d’une « tradition orale parfaitement transcrite par écrit ».

L’acheter

L’association dispose de plusieurs exemplaires de cet ouvrage, mis en vente lors de la rencontre du 11 novembre 2018.

Retrouver le contenu original en français

Memory, memorization and memorizers” contient, en trois parties:

  • Les Dernières dictées

Il s’agit de notes prises sous la dictée de Jousse par Gabriel Baron, peu avant sa mort. Ce texte a été édité par l’Association Marcel Jousse suite au travail d’Edgard Sienaert à partir de ces manuscrits.

  • Quatre cours donnés à l’école des Hautes-Études :

La psychologie du milieu ethnique palestinien: Notes sur la transmission orale formulaire. (HE 14/11/1933)

Les sunergoi-targoumistes accompagnateurs de Shaoul. (HE 23/02/1937)

L’envoi par écrit des catéchismes de Shaoul. (HE 02/03/1937)

Le mashal palestinien de l’olivier sauvage. (HE 25/05/1937)

Judâhen, Judéen, Judaïste dans le milieu ethnique palestinien. Paris : Geuthner, 1946.

Père, Fils et Paraclet dans le milieu ethnique palestinien. Paris : Geuthner, 1941.

La manducation de la leçon dans le milieu ethnique palestinien. Paris : Geuthner, 1950.

Les formules targoumiques du “Pater” dans le milieu ethnique palestinien. Paris : Geuthner, 1944.

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